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La journée « ville morte », décrétée hier mercredi 03 juin par l’opposition…
À l’Unikin, les activités académiques ont fonctionné normalement malgré la journée « ville morte », affirme le rectorat
L’Université de Kinshasa (Unikin) a connu, hier mercredi 03 juin, une journée globalement normale sur le plan académique, en dépit de l’appel à la « ville morte ». Les enseignements, examens et travaux de jury se sont poursuivis dans la majorité des facultés, selon les autorités académiques, qui évoquent une institution restée engagée dans la continuité du service public universitaire.
Le recteur de l’Unikin, le professeur Jean-Marie Kayembe Ntumba, a indiqué que l’établissement a suivi les orientations des autorités gouvernementales et provinciales, appelant à la poursuite des activités. Il a souligné une posture de responsabilité et de respect des institutions, affirmant que l’université demeure un espace de stabilité et de production du savoir, en dehors de toute dynamique de perturbation.
« Le constat est celui d’une activité qui se poursuit, comme nous l’avions demandé aux étudiants et à notre personnel le lundi 1er juin. Nous avons suivi le mot d’ordre du gouvernement de la République, parce que nous sommes des hommes de loi, attachés à la gestion quotidienne de la République démocratique du Congo et de l’Université de Kinshasa », a déclaré le recteur. Il a précisé que les cours ont été assurés dans la plupart des auditoires et que plusieurs étudiants ont même participé à des évaluations et jurys.
« NOUS SOMMES LES ARTISANS DE LA PAIX ET DE LA NON-VIOLENCE »
Le professeur Kayembe Ntumba a également insisté sur la vocation apaisée de l’institution, appelant à la paix et à la non-violence dans un contexte national sensible.
« Nous sommes les artisans de la paix et de la non-violence. Nous voulons la paix et permettre au gouvernement de la République d’accomplir la mission qui lui est assignée par le Président de la République », a-t-il ajouté, en réaffirmant l’alignement de l’Unikin sur les directives de la tutelle, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche et innovation ainsi que le gouvernorat de Kinshasa.
Sur le terrain, le constat est globalement similaire. Selon Lucien Mpungue Kiabu, de la Radio Campus, la journée a été « très calme bien que timide au départ », avant une reprise progressive des activités.
« Il y avait cours, certains étudiants passaient leurs examens, d’autres leurs jurys. Les activités se sont poursuivies normalement durant toute la journée jusqu’en soirée. C’était un jour comme tout autre », a-t-il rapporté.
« J’avais peur de monter sur le campus aujourd’hui vu les messages d’intimidation de l’opposition, j’ai bravé la peur pour me présenter à l’Unikin et passer mon examen. Alors tout s’est bien passé aujourd’hui », a témoigné l’étudiante Vita Bella.
Si un ralentissement a été observé en matinée, notamment dans certains espaces, les activités académiques ont retrouvé leur rythme habituel dès la mi-journée, confirmant une dynamique de continuité au sein de la plus ancienne université du pays malgré le contexte de mobilisation nationale.
Jérémie ASOKO