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L’UNFPA recommande à Kinshasa d’investir dans la prévention des grossesses non désirées
Le ministère du Plann en collaboration avec le Fonds des nations unies pour la population lance ce mercredi 13 avril le rapport sur l’Etat de la population mondiale 2022. Intitulé «Comprendre l’imperceptible : agir pour résoudre la crise oubliée des grossesses non intentionnelles», ce rapport a été annoncé au cours d’une conférence de presse hier mardi 12 avril.
La RDC doit investir dans le capital humain de la petite fille et l’adolescente afin de promouvoir une croissance inclusive, a indiqué Victor Rakoto, le représentant adjoint de cette agence des Nations Unies. Aussi, est-il impératif de prioriser l’investissement dans la prévention de grossesses non désirées pour la stratégie de développement, afin de permettre aux femmes de contribuer au processus de développement, a évoqué Victor Rakoto.
Pour lui, un effort doit être fait pour protéger les femmes contre les grossesses non désirées pendant la situation de crise et renforcer, élargir et pérenniser la politique de la gratuité de l’éducation primaire du gouvernement.
Aux dires du représentant adjoint de l’UNFPA, il y a lieu de relever quelques défis pour la RDC. Il s’agit, entre autres, de l’investissement à la contraception qui est l’un des domaines clés dans lesquels il faut agir car il se traduira par un véritable retour à l’investissement.
Les besoins non satisfaits en planification familiale, évalués à 25% du besoin du pays sont couverts avec les contributions des partenaires et du gouvernement. Aussi, avec les normes sociales dans certains endroits, qui encouragent la fécondité élevée indépendamment du choix de la femme et de la jeune fille.
Les grossesses non désirées sont une source de plusieurs problèmes, estime le représentant de l’UNFPA. Ces problèmes sont, entre autres, personnels et relatifs à la santé publique car 60 % des cas des grossesses non désirées, finissent par un avortement et d’autres violations des droits humains.
Devant ce tableau, l’UNFPA attire l’attention de tous à cette question qui est négligée pour permettre aux femmes d’avoir une gamme de soins de santé de qualité et disponible, renseigne Dr Eugène Kongnyuy. Elle facilite l’accès aux méthodes contraceptives modernes et l’éducation à la santé sexuelles des jeunes filles et adolescentes.
Selon le numéro 1 de l’Unfpa en RDC, le rapport indique que près de la moitié des grossesses dans le monde sont des grossesses non désirées, soit un total de 121 millions chaque année. Pour les femmes et les filles concernées, le choix de porter la vie, susceptible de bouleverser durablement leur existence, n’en est pas véritablement un, fait remarquer ce document.
En plus, ce rapport alerte sur les graves conséquences de cette crise des droits fondamentaux pour les sociétés, pour les femmes et les filles et pour la santé mondiale. Plus de 60% de grossesses accidentelles se soldent par un avortement, souligne le rapport.
Mathy MUSAU