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L’aéroport international de N’djili doit être modernisé
L’aéroport international de Ndjili a fait son temps. Cette vieille infrastructure aéroportuaire qui date de l’époque coloniale ne répond plus aux standards internationaux de l’heure. Aux dires de tous ceux qui ont l’habitude de voyager dans les airs, cet aéroport mérite une totale modernisation à la hauteur du grand pays qu’est la RDC. Car, à le comparer par exemple à ceux de Nairobi et d’Addis-Abeba, pour ne citer que ces deux exemples, il n’est pas digne du XXIème siècle.
Il y a près de trois ans, sa réhabilitation était à l’ordre du jour dans l’agenda du gouvernement. Et puis plus rien. On dirait que le projet était un mort-né. Mais voilà que l’équipe de Sama Lukonde II ressuscite ce vieux projet à la grande satisfaction des Congolais qui n’y croyaient plus. Car, en RDC beaucoup d’initiatives intéressantes ont été conçues, mais leur matérialisation n’a jamais abouti.
Cette fois-ci, le partenaire qui a été présenté au Premier ministre, par le ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire et son collègue des Transports, Voies de communication et Désenclavement , est la société Milvest .Selon les deux autorités, le projet de modernisation que le patron de cette entreprise présente est un joyau qui ferait du futur aéroport de Ndjili une des plus belles infrastructures aéroportuaires de l’Afrique. Le plus intéressant dans ledit contrat, si les deux parties arrivaient à trouver un accord, est que le Trésor public n’en ressentirait pas le poids. C’est le type de joint- venture qui fera qu’après son exploitation par la société susmentionnée, l’infrastructure sera remise à l’Etat. Reste à savoir si l’Assemblée nationale fera passer le projet tel quel étant donné l’importance que revêt cet important aéroport tant sur le plan économique que sécuritaire.
L’initiative en soi est attractive et même encourageante. Mais, de l’avis de certains Congolais informés de ce gigantesque projet, n’y a-t-il pas une autre meilleure approche que celle-là d’un partenariat public-privé ? Ils se posent la question de savoir si avec un peu plus de rigueur dans la gestion de la taxe IDEF connue sous l’appellation de Go Pass, le gouvernement ne peut pas se lancer dans cet ambitieux projet de modernisation totale de l’aéroport de Ndjili et arriver à son aboutissement. Tout reste question de bonne volonté et de détermination, estiment-ils.
Dans le même registre, il sied de reconnaître que l’ambiance des formalités dans ce même aéroport laisse à désirer. Depuis des lustres, des mesures ont été prises par les autorités attitrées pour faciliter la tâche aux voyageurs qui passent par ce poste frontalier, mais rien ne se fait. Les mêmes tracasseries persistent. Là où ailleurs, on recourt à de nouvelles techniques notamment la fouille par laser, à l’aéroport international de Ndjili, les fouilles se font manuellement avec toutes les conséquences possibles. En dépit de nombreuses mises en garde contre la floraison de services de contrôle, les contrevenants ont toujours la peau dure et défient publiquement l’Etat. En conséquence, le désordre est permanent à l’aéroport de Ndjili.
La seule solution, pensent la plupart des voyageurs, réside dans la modernisation et de cette infrastructure elle-même et du système de gestion mis en place depuis des années, système qui est aujourd’hui totalement démodé.
Vieux de 64 ans, l’aéroport international de N’Djili avait été inauguré le 14 février 1959 par Henri Cornelis, gouverneur général du Congo-Belge et du Rwanda-Urundi. Aujourd’hui, cet aéroport reste le plus grand du pays, mais l’un des derniers en Afrique.
Le 1er mai 2018, l’ancien président de la République, Joseph Kabila, avait lancé officiellement les travaux de la modernisation de cet aéroport. Le plan présenté à l’époque prévoyait que les travaux devraient coûter 364,9 millions de dollars américains et durer 36 mois.
La future aérogare devrait avoir une capacité de 40.000 m², soit quatre fois plus que l’actuelle aérogare. Il s’agissait de construire également de nouvelles pistes et un nouveau parking. Le contrat de rénovation avait été signé entre la Régie des voies aériennes (RVA) et le groupe chinois Weihai International Economic and Technical cooperative (WIETC). Muke MUKE