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La nouvelle configuration du cabinet du chef de l'Etat : un gouvernement parallèle ?
Deux événements politiques majeurs ont marqué l'actualité le week-end dernier dans le camp présidentiel. Si la restructuration du présidium de l'Union sacrée de la nation (USN) peut passer inaperçue, la nomination de nouveaux membres du cabinet du Chef de l'Etat, mérite qu'on s'y attarde vu les nombreuses réactions qu'elle a suscitées.
Bien évidemment, les heureux promus ne doivent qu'être contents et remercier leur proches. Cependant, les analystes indépendants du microcosme politique congolais ont émis beaucoup de critiques sur ces nominations.
Certains estiment que l'actuelle configuration ressemble à un gouvernement parallèle dont le directeur de cabinet jouerait le rôle de Premier ministre.
D'ailleurs, sur le plan des effectifs, le gouvernement qualifié de parallèle est de loin plus élevé en nombre que l'officiel. Sur ce plan, au regard des dépenses que ces nominations vont provoquer, le Président de la République est allé à l'encontre de ses propres instructions concernant la réduction du train de vie des institutions.
S'il a appelé à cette réduction c'est parce qu'il est conscient que le monde politique congolais consomme énormément d'argent du trésor public au détriment des investissements, notamment les infrastructures, et des services sociaux de base.
Son cabinet éléphantesque ne vient qu'en rajouter malheureusement à ces dépenses budgétivores qui grèvent les finances publiques.
Problème de cadre de travail et télescopage
Ceux qui ont l'habitude de fréquenter la présidence de la république ne comprennent pas pourquoi le chef de l'État a pris une telle décision alors que certains membres de l'ancien cabinet manquent de cadre de travail et ne se contentent que de venir signer sur la liste de présence pour disparaître ensuite. Et à la fin du mois, ils se présentent devant l'agent payeur pour percevoir un salaire pour un service non rendu à l'État.
Il est vrai que la composition du cabinet du président de la République n'est pas régie par un texte réglementaire à l'instar des cabinets ministériels. Toutefois, cette composition doit répondre à certaines contraintes parmi lesquelles l'état des finances publiques.
S'agissant de fonctions assignées à certains conseillers, il y a des doublons qui risquent de déclencher le conflit des compétences avec comme conséquence, le dysfonctionnement du cabinet présidentiel.
À regarder aussi de près, certains conseillers font double emploi avec des ministres. Y aura -t- il du grabuge en perspective ? Attendons voir.
Ce dossier des nominations donne là des choux gras à l'opposition qui a toujours critiqué le chef de l'État pour les dépassements budgétaires de sa dotation. L'Observatoire de la dépense publique (ODEP), une ong indépendante, stigmatise régulièrement l'indiscipline budgétaire qui caractérise les finances publiques congolaises.
Depuis que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi a demandé depuis l'année dernière au gouvernement de prendre des mesures pour réduire le train de vie des institutions, rien de concret n'est observé sur le terrain. Pourquoi avoir pris une décision aussi salutaire, mais ne pas l'appliquer ?
Muke MUKE