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La cellule de communication de Transco réagit par un droit de réponse
La cellule de communication de l’Établissement public Transports au Congo (Transco) dénonce avec la dernière énergie le comportement antipatriotique de certains professionnels des médias véreux, qui se servent de leurs micros et de leurs plumes comme d’armes de destruction contre toutes les réalisations de cet établissement, tant en provinces que dans la capitale Kinshasa.
La dernière publication anti-Transco est celle de Forum des As, avec pour titre: «Kananga : les bus Transco à l’agonie dans l’enceinte de l’ancien quartier de la Monusco».
Un grand média de la presse écrite congolaise, dont le reporter a traîné le nom dans la boue, faussant ainsi les règles déontologiques élémentaires de la presse avant la publication d’un article sur l’Établissement public Transports au Congo, alors que les efforts fournis pour sa pérennité ne font l’ombre d’aucun doute.
Ce reporter de Forum des As met en exergue la prétendue abandon de quatre bus à Kananga dans la concession de la Monusco. Une fausse alerte dont le dessous des cartes révèle une volonté permissive de nuire tant à Transco, à son personnel qu’à ses autorités, alors que ces derniers ne cessent de donner le meilleur d’eux-mêmes pour assurer l’exploitation des bus de cet établissement au service de la population congolaise, au prix des multiples sacrifices. Transco n’a jamais fermé ses portes pour recevoir les journalistes dans le cadre de leur travail, surtout en leur qualité de quatrième pouvoir, afin de leur fournir des informations bonnes, vraies et authentiques.
Pour la petite histoire, en septembre 2022, Transco avait puisé dans sa réserve quinze (15) bus pour étendre son réseau d’exploitation dans trois (03) provinces, à savoir le Kasaï, le Kasaï Central et le Kasaï Oriental, à titre expérimental, en les dotant chacune de cinq (05) bus. Ceci a été fait pour accompagner la vision du Chef de l’État, celle de désenclaver notre pays, surtout dans le domaine des transports, mission confiée au ministère des Transports. Pour la province du Kasaï Central (Kananga), elle dispose à ce jour de cinq (05) bus de marque Volvo, portant les numéros de parc 872, 875, 879, 891 et 895, dont trois sont en très bon état et en pleine exploitation. Il s’agit des bus numéros 875, 879 et 895.
Pour les deux restants, le bus n°891 attend des pneus d’ici la semaine prochaine pour être mis en circulation, tandis que le bus n°872 connaît une panne d’injecteur et de pompe à haute pression.
Signalons ici que les injecteurs et la pompe à haute pression sont en cours d’expédition par la direction technique à partir de Kinshasa.
C’est ici l’occasion pour l’opinion publique de se poser la question:
– D’où Forum des As a-t-il trouvé quatre bus Transco à Kananga prétendument abandonnés, croupissant dans un délabrement très avancé ?
– Pour quelle raison et avec quel objectif distiller une information qui ne reflète la réalité ni dans son fond moins encore dans sa forme ?
Transco rassure que les cinq bus affectés à la province du Kasaï Central(Kananga) ne sont pas abandonnés. Trois des cinq bus sont exploités normalement, tandis que les deux autres, en attente de pièces de rechange et de consommables, seront mis en circulation dans les jours à venir.
Eu égard à ce qui précède, Transco se réserve le droit de saisir les instances judiciaires compétentes pour être établi dans ses droits.
(Cellule de communication Transco- 08 janvier 2026)
Note de la rédaction
Nous prenons acte du droit de réponse de Transco.
Mais, sur le terrain, à Kananga, notre correspondant persiste et signe, la réalité est tout autre que celle présentée par la cellule de communication de Transco. Les photos diffusées par la cellule de communication de Transco seraient manifestement anciennes. Il s'agirait des images datant des premières circulations des bus dans la ville. D’ailleurs, sur les quatre photos envoyées, une est reprise deux fois.
Prenons l’exemple du bus portant la mention PAX–TSHIKAJI : la route en question est aujourd’hui fortement dégradée et ne peut en aucun cas supporter le poids d’un tel véhicule. Actuellement, aucun des bus Transco à Kananga ne se trouve dans l’état présenté sur ces photos.
Pourquoi la cellule de communication n’a-t-elle pas évoqué les deux bus déployés précipitamment sur la route Kalamba-Mbuji, pourtant toujours en chantier ? L’un de ces bus est tombé en panne sous les yeux de notre reporter au Kasaï Central. Les trois autres étaient déjà abandonnés dans l’ancien quartier de la Monusco. Résultat : quatre bus sur cinq sont hors service. Le seul encore fonctionnel serait en mauvais état, quoi qu’il est souvent loué à des politiciens de passage pour transporter leurs militants.
Pourquoi ces bus, initialement stationnés au gouvernorat, ont-ils été déplacés? Il est important de signaler que tous les bus en panne sont sans pneus. Ce que la cellule de communication s’est bien gardée de mentionner dans son droit de réponse. Cela ne fait que renforcer le sentiment d’un discours officiel qui, d’après notre correspondant, est déconnecté des réalités du terrain.
En définitive, nous avons l'impression qu’il y a un sérieux déficit de communication entre la direction provinciale et la direction nationale de Transco.
La Rédaction