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Incendie du vol de Busan Air : les boîtes noires récupérées et l'équipe française rejoindra l'enquête
SEOUL, 30 jan. (Yonhap) -- Les autorités ont récupéré ce jeudi les boîtes noires de l'avion d'Air Busan qui a pris feu à l'aéroport international de Gimhae plus tôt cette semaine, et ont cherché à définir les mesures de sécurité à entreprendre avant le lancement de l'enquête, a déclaré le ministère du Territoire, de l'Infrastructure et du Transport.
L'avion d'Airbus opéré par la compagnie aérienne à bas prix Air Busan a pris feu à l'aéroport international de Gimhae, situé à Busan dans le sud-est du pays, peu avant de décoller pour Hongkong. Tous les 176 passagers et membres de l'équipage ont pu sortir de l'appareil à l'aide de toboggans d'évacuation, mais sept d'entre eux ont été légèrement blessées.
Les causes de l'incendie ne sont pas encore connues, même si certains jugent probable que ce soit une batterie externe ou un autre objet placé dans un des compartiments situés au-dessus des sièges qui soit à l'origine du départ de feu.
Le Bureau d'enquête sur les accidents aériens et ferroviaires (ARAIB) du ministère du Territoire a tenu une réunion avec la police locale, les agences de lutte contre les incendies et le Service national de médecine légale (NFS) ce jeudi pour discuter de la manière de garantir la sécurité lors de la conduite d'une enquête conjointe, étant donné que 35.000 livres de carburant se trouvent encore stockés dans les réservoirs des ailes de l'avion.
Ils ont prévu de fixer les détails sur la manière de procéder une fois qu'ils se seront rendus sur place plus tard dans la journée afin de faire l'état des lieux et constater les mesures de sécurité mises en place.
"Si l'avion venait à prendre feu de nouveau durant l'enquête, il pourrait exploser", a déclaré un officiel. "Nous devrons décider si nous voulons vider ou non le carburant de l'avion, mais cela semble difficile puisque le fuselage a été endommagé."
Plus tard dans la journée, une équipe française d'enquêteurs arrivera à l'aéroport pour prendre part à l'enquête, une règle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) stipulant qu'en cas d'accident l'Etat où a été fabriqué l'avion doit participer à l'enquête. "Nous garderons toutes les possibilités ouvertes pour trouver la cause exacte de l'incendie", a déclaré un officiel du ministère.
En décembre, un incendie s'était également déclaré dans un avion d'Air Busan avant le décollage et avait causé par une batterie externe détenue par un passager. Alors que plusieurs incidents similaires ont été constatés récemment, les appels se multiplient en faveur d'un durcissement des règles sur les objets autorisés dans les bagages à main.
Les enquêteurs envisagent d'examiner les réglementations concernées et de poursuivre la compagnie aérienne en cas de manquements dans l'application des règles de sécurité et de sa gestion de la situation au moment de l'incident, et n'écarte pas encore la possibilité qu'il s'agisse d'un acte terroriste, bien qu'aucun indice allant dans ce sens n'ait été détecté jusqu'à présent selon les autorités.
L'accident s'est produit moins d'un mois après la pire catastrophe aérienne sur le sol sud-coréen, lors de laquelle un avion de Jeju Air s'est écrasé à l'aéroport international de Muan, tuant 179 des 181 personnes à bord.