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Grève des conducteurs de remorques, Kinshasa : les usagers des routes By pass et de Matadi jubilent !
Depuis que les conducteurs de remorques qui font les navettes Kinshasa-Matadi sont en grève, la circulation sur ce tronçon routier est devenue fluide. Les embouteillages ont complètement disparu à la grande satisfaction de tous les chauffeurs des taxis et taxi bus, et des piétons qui empruntent cette voie.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, ces derniers jubilent depuis le début du mouvement des conducteurs de remorques. Ils souhaitent même que la mésentente perdure entre les deux parties en conflit pour qu’ils continuent à circuler aisément.
Face à cette situation, le gouvernement est appelé à y réfléchir en vue de trouver des solutions idoines qui satisfont les uns et les autres. Il est vrai que, tant que l’économie de la RDC demeure dans son état de totale extraversion, ces gros transporteurs routiers vont rester incontournables pour la vie des Congolais, car plus de 60% des produits qu’ils consomment proviennent de l’extérieur et entrent par le port de Matadi. Il est aussi vrai que ces opérateurs économiques compliquent la vie des usagers de la route Kinshasa-Matadi à cause de nombreux accidents mortels qu’ils occasionnent et des embouteillages qu’ils provoquent sur cette route. Du rond-point Ngaba à l’entrée de la ville portuaire de Matadi, en passant par Matadi Kibala, c’est un véritable calvaire que ces chauffeurs imposent aux passagers. Mais ils oublient qu’eux-mêmes se préjudicient à cause des pertes énormes de temps qu’ils enregistrent, car s’ils respectaient l’instruction qui leur interdit de circuler avant 21h00, ces embouteillages ne se créeraient pas et ils ne perdraient pas autant d’heures pour atteindre leurs destinations.
Que faire pour une solution durable ?
Pour mettre définitivement fin à cet imbroglio vécu sur la route nationale numéro 1, sur son tronçon Kinshasa-Matadi, la vraie et idéale solution consiste à redonner vie au chemin de fer qui relie les deux villes. Si les trains wagons reprennent leur trafic, la situation que les uns et les autres stigmatisent aujourd’hui va disparaître d’elle-même.
Autant les pertes en vies humaines dues aux dramatiques accidents routiers que ces remorques provoquent vont être sensiblement réduites, autant les taxis, taxi-bus et autres automobiles rouleront à l’aise sans beaucoup de perte de temps.
Pour en arriver là, seul le gouvernement est habileté à faire valoir son autorité. D’abord, il importe de faire sortir l’Onatra de son état comateux actuel. Plusieurs années se sont écoulées depuis que les trains wagons n’ont plus été aperçus sur le chemin de fer Kinshasa-Matadi. Les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays sont responsables de ce chaos. Certains dignitaires ont créé des activités faisant concurrence à ce grand office de l’Etat. Après avoir vandalisé pratiquement tous ses bateaux, ils se sont tournés vers le transport routier provoquant ipso facto une concurrence déloyale au détriment de l’Onatra, qui a perdu une de ses principales activités à savoir, le transport des marchandises par les rails. Il suffit aujourd’hui d’allouer des moyens financiers consistants à cette importante entreprise étatique pour qu’elle rejoue correctement son rôle afin que l’imbroglio qu’ occasionnent les remorques prenne fin une fois pour toutes.
Muke MUKE