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Dr J.J Mbungani appelle les professionnels de santé à relever le défi pour l’atteinte d’un cas de fistule sur 1000 naissances d’ici 2030
* L’UNFPA réitère son engagement à soutenir la RDC
» Les droits des femmes sont les droits humains. Nous devons éliminer les fistules obstétricales maintenant « , c’est sur ce thème que la RDC a célébré la journée internationale de la lutte pour l’élimination de la fistule obstétricale le dimanche 23 mai à l’hôpital Biamba Marie Mutombo à Masina en présence du ministre de la Santé, Hygiène et prévention.
Organisée par le Fonds des nations Unies pour la population (UNFPA), cette célébration était une occasion pour Jean-Jacques Mbungani d’appeler les professionnels de santé à relever le défi pour atteindre un cas de fistule sur 1000 naissances à l’horizon de 2030. A cette occasion, le numéro 1 de la Santé a annoncé l’inscription de la RDC dans le programme des Objectifs du Développement durable (ODD).
Il a salué l’élaboration par le PNSR, le programme national des formations des prises en charge de la fistule obstétricale en vue d’uniformiser cette prise en charge à travers tout le pays. A ce sujet, le patron de Santé Publique s’est résolument engagé à vulgariser l’ensemble de ces documents afin d’assurer une meilleure prise en charge et éviter la survenue de la fistule et renforcer la prise en charge précoce.
En outre, Dr Jean-Jacques Mbungani a relevé plusieurs facteurs qui expliquent ce phénomène. Il s’agit notamment du mariage et des grossesses précoces ; la pauvreté, la malnutrition, les plateaux techniques insuffisants ainsi que l’accès limité aux soins obstétricaux d’urgence quant à l’insuffisance de prestataires formés au niveau du pays. Pour répondre à cette problématique, il a recommandé la mise en place de trois stratégies pour lutter contre cette maladie de la honte ; à savoir la prévention ; le traitement ; la réinsertion de ces femmes dans la communauté.
69, 3 % des fistules obstétricales en RDC
Le ministre de la Santé, a reconnu que la RDC est comptée parmi les pays du monde marqué par un grand nombre de femmes porteuses de fistule obstétricale. Selon l’OMS, le pays compte 1 à 10 cas de futiles sur 1000 naissances. L’enquête faite en 2006 par le PNSR avec l’appui de l’UNFPA a montré l’existence des fistules à prédominance obstétricale de 69, 3% avec un faible pourcentage de fistule prédominance sexuelle comptabilisée à 16%.
Selon l’enquête démographique et de santé de 2007, la RDC compte environ 42 000 femmes qui ont des fistules non traitées alors que cette pathologie est évitable et également guérissable, a-t-il indiqué.
L’UNFPA réitère son engagement à éradiquer la fistule en RDC
Pour sa part, Dr Achu Lordfred a, au nom de l’UNFPA, réitéré l’engagement de sa structure, à poursuivre son appui à la RDC pour l’éradication de la fistule obstétricale. « Nous réitérons l’engagement de l’UNFPA dans la poursuite de son appui pour améliorer la couverture sanitaire en matière de la santé de la reproduction des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents en général et en particulier dans la poursuite de la campagne de l’élimination de la fistule obstétricale », a-t-il mentionné. Selon lui, le thème de cette année est une interpellation pour tous de prendre l’engagement de tout faire pour offrir aux nombreuses femmes et filles souffrant de la fistule obstétricale, des soins de qualité disponibles et accessibles dans la vision de la couverture sanitaire universelle.
Dr Achu L. n’a pas manqué de rappeler certaines réalisations de l’UNFPA parmi lesquelles la formation des équipes chirurgicales de provinces.
Après la cérémonie de l’HBMM, la vice-ministre Véronique Kilumba Nkulu a effectué une descente, au Centre Médical Carmel dans la commune de la N’sele où elle a procédé à la remise des équipements médicaux, un don de l’UNFPA.
Mathy Musau et Tricya MUSANSI