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CRIMES DE GUERRE ET TRAHISON : Kinshasa promet des millions pour la capture de Nangaa, Bisimwa, Ngoma et Sultani Makenga
Le gouvernement a mis en place une offre exceptionnelle pour la capture des dirigeants du groupe terroriste M23. A la clé, une prime de cinq millions de dollars américains pour toute personne fournissant des informations menant à l’arrestation de Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Willy Ngoma et Sultani Makenga. Cette décision a été rendue publique par le ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba via un communiqué de presse le vendredi 7 mars.
«Le ministre d’État chargé de la Justice et garde des Sceaux annonce qu’une récompense de 5 .000.000 USD est offerte à toute personne permettant l’arrestation des condamnés Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga», peut-on lire dans ce communiqué.
La justice militaire congolaise, qui avait condamné Nangaa, Bisimwa,Makenga et Ngoma à mort par contumace en août dernier pour crimes de guerre et trahison, semble déterminée à aller jusqu’au bout en accélérant leur capture.
Corneille Nangaa, qui a dirigé la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avant de rejoindre les rangs de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une organisation alliée au M23, avait déjà vu ses biens saisis en janvier dernier. Malgré leur mise aux enchères, ces derniers n’avaient trouvé aucun acquéreur et ont été attribués aux services de l’État.
Mais, la traque ne s’arrête pas aux seuls chefs militaires. Outre les figures du M23, Kinshasa a également placé une prime de 4 millions de dollars sur la tête de leurs complices. Parmi eux figurent Pero Luwara et Merveille Baelenge, deux journalistes en exil, accusés par le gouvernement de collaborer avec les rebelles.
Luwara, ancien journaliste de Digital Congo et aujourd’hui responsable de la chaîne YouTube CPL TV, est connu pour ses critiques virulentes à l’encontre du régime. Il a été placé sous mandat d’arrêt depuis 2022, avant sa fuite.
Le M23, qui a repris les armes en 2021, contrôle aujourd’hui d’importantes portions du territoire congolais dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, en dépit des efforts diplomatiques et militaires déployés par Kinshasa pour freiner son avancée.
Soutenu, selon des experts de l’ONU, par des troupes rwandaises, ce groupe a intensifié ses attaques ces dernières semaines, s’emparant de plusieurs localités.
Cette résurgence du groupe armé, qui avait déjà semé le chaos en 2012 avant de signer un accord de paix en 2013, met en péril la stabilité de la région.
Christian-Timothée MAMPUYA