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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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*Les ex-Kulunas passent de la délinquance aux chantiers de l’avenir
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Affaire Colette Mutuzaa : Fally Ipupa porte le dossier devant les tribunaux de trois pays
L'affaire opposant l'artiste congolais Fally Ipupa Nsimba à Mme Colette Mutuzaa prend désormais une dimension internationale. Le chanteur a engagé des démarches judiciaires en République démocratique du Congo, en France et en Australie, en réaction à des publications et contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Ce, selon un communiqué de son consortium d'avocats rendu public mardi 8 septembre 2026.
Pour assurer la défense de ses droits et intérêts, Fally Ipupa a constitué un consortium réunissant trois cabinets d'avocats basés à Melbourne, Kinshasa et Paris. Me Danielle Snell intervient en Australie, Me Dorothée Madiya en RDC et Me Thomas Pigasse en France.
En Australie, les conseils de l'artiste indiquent que les autorités compétentes ont été saisies afin d'examiner les faits relevant de leur juridiction. Une première plainte aurait notamment été déposée auprès de la Police de Victoria. Les avocats annoncent également leur intention d'introduire une requête urgente auprès du Tribunal d'instance de Victoria, dans le cadre de cette affaire. A Kinshasa et à Paris, des procédures sont également annoncées contre des personnes qui auraient relayé ou amplifié les publications concernées, ainsi que contre celles ayant organisé des directs sur TikTok avec Mme Colette Mutuzaa autour de cette affaire.
FALLY IPUPA CHOISIT LA VOIE JUDICIAIRE
Face à la circulation de différents contenus sur les réseaux sociaux, l'artiste a décidé de ne pas répondre publiquement aux éléments touchant à sa vie privée. Son consortium d'avocats explique que cette position vise notamment à préserver les procédures en cours et à permettre aux autorités compétentes d'examiner les faits dans le cadre légal approprié.
"Notre client demeure pleinement attaché au respect du droit et coopérera, par l'intermédiaire de ses conseils, avec toute autorité compétente appelée à examiner cette situation", ont indiqué Me Danielle Snell, Me Dorothée Madiya et Me Thomas Pigasse.
Les avocats demandent par ailleurs au public de faire preuve de prudence face aux contenus actuellement en circulation. Ils invitent notamment les internautes à éviter de reproduire, partager ou amplifier des publications dont l'origine, l'authenticité ou les conditions d'obtention n'auraient pas été établies.
Avec des démarches annoncées simultanément en RDC, en France et en Australie, le dossier quitte ainsi le seul terrain des réseaux sociaux pour entrer dans celui des juridictions de plusieurs pays.
Pour Fally Ipupa, le choix semble désormais être celui du recours aux mécanismes judiciaires plutôt que celui d'une confrontation publique autour d'une affaire présentée comme relevant en partie de sa vie privée.
"Notre client préfère laisser le droit parler plutôt que de transformer une affaire privée en spectacle médiatique", a conclu le communiqué signé par les trois avocats.
TMB