Dernière minute
Société
" Ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse !", enseigne cette sagesse biblique qu'un anonyme a voulu bien nous rappeler. Ce verset biblique est tiré du 9ème verset, chapitre 32ème du livre de Job.
Trois versions en parlent: " Ce n'est pas l'âge qui procure la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les contours de l'entrée inaugurale de la République démocratique du Congo sur le marché international des capitaux, couronnée par une levée de fonds à hauteur de 1,25 milliard de dollars étaient…
Étranger
La République de l’Équateur a réaffirmé, vendredi, son soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, la qualifiant de la seule solution sérieuse, crédible et réaliste au…
Nation
Une quinzaine de migrants expulsés des États-Unis ont atterri aux premières heures de ce vendredi 17 avril à Kinshasa, selon leur avocate. Cette opération s’inscrit dans le cadre des accords…
Finances publiques : l’Assemblée nationale pousse pour un budget rectificatif et la rationalisation des dépenses
Face aux premiers signaux de tension sur les recettes publiques, l’Assemblée nationale appelle le gouvernement à revoir sa copie budgétaire. À l’ouverture de la session ordinaire de mars, son président Aimé Boji Sangara a plaidé pour un collectif budgétaire 2026 et une gestion plus rigoureuse des finances publiques, dans le sillage des orientations du chef de l’État Félix Tshisekedi.
À l’ouverture de la session ordinaire de mars au Palais du Peuple, le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a invité le gouvernement à déposer rapidement un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
Selon lui, un collectif budgétaire s’impose déjà. Depuis janvier, les régies financières enregistrent un déficit de recettes et plusieurs indicateurs macroéconomiques suggèrent que cette tendance pourrait se prolonger.
Priorité aux dépenses essentielles
Dans son allocution, le président de la chambre basse a insisté sur la nécessité de sécuriser les dépenses incompressibles et de préserver les investissements publics.
«J’invite le gouvernement à ne pas perdre de vue l’impérieuse nécessité de s’assurer de la bonne exécution des dépenses contraignantes, avec en priorité celles de la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État. Le gouvernement doit également veiller à l’exécution optimale des dépenses en capital afin de maintenir le rythme de croissance économique enregistré ces dernières années. Il poursuit:
Dans cette perspective, il est important d’appliquer pleinement l’orientation du Président de la République visant à rationaliser les structures de l’État en élaguant certaines agences et autres excroissances étatiques budgétivores, afin d’asseoir la soutenabilité de notre budget en matière de dépenses publiques.»
Dans la foulée, Aimé Boji Sangara a annoncé l’organisation, le 10 juin prochain, du premier débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale.
Cet exercice permettra aux députés d’examiner en amont les grandes orientations de la politique budgétaire du gouvernement, à partir du Cadre budgétaire à moyen terme 2027-2029, avant l’élaboration du projet de loi de finances 2027.
Tshisekedi veut rationaliser les structures publiques
Cet appel à la discipline budgétaire s’inscrit dans la ligne tracée par le président Félix Tshisekedi lors de la 82I” réunion du Conseil des ministres.
Face à la prolifération de fonds, commissions et cellules publiques, le chef de l’État a exigé une utilisation plus efficiente des ressources publiques. Toute nouvelle structure devra désormais être validée au préalable par la Première ministre, qui en évaluera la pertinence stratégique et l’impact budgétaire avant la décision finale du président.
Dans la même dynamique, le gouvernement est appelé à procéder à une évaluation globale des structures existantes, afin d’identifier celles réellement utiles à l’action publique et celles dont les missions pourraient être absorbées ailleurs.
Le défi de la mise en œuvre
Mais cette volonté de rationalisation n’est pas nouvelle. Déjà en mai dernier, Félix Tshisekedi avait donné des instructions similaires. Leur application était restée limitée.
Cette fois, entre pression budgétaire et exigences de discipline financière, l’exécutif est attendu au tournant. Car derrière ces annonces se joue une question centrale : la capacité réelle de l’État congolais à maîtriser ses finances publiques.
Jérémie ASOKO