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Fikin : Didier Kabampele, une gestion harmonieuse qui dérange
Depuis la nomination de Didier Kabampele à la tête de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin), le 5 décembre 2022, l’établissement connaît une transformation progressive qui suscite à la fois espoir et critiques. Pour certains, il s’agit d’une gestion orthodoxe et rigoureuse.
À son arrivée, le Directeur général aurait hérité d’une institution en grande difficulté: site insalubre, infrastructures délabrées, prolifération anarchique de kiosques de fortune appelés «kuzu», et l’absence d’équipements de base, notamment des installations sanitaires adéquates.
Face à cette situation, le comité de gestion dirigé par Didier Kabampele a engagé un vaste chantier d’assainissement. La démolition des constructions anarchiques a constitué l’un des premiers actes forts de son mandat, avec pour objectif de restaurer l’image et la vocation première de la Fikin.
Une gestion axée sur la modernisation
Parmi les actions mises en avant, figurent la construction de sept blocs de toilettes modernes sur le site, l’acquisition de nouveaux stands répondant aux standards internationaux, la restructuration de l’espace d’exposition afin de le rendre plus attractif et fonctionnel, la mécanisation des agents depuis 7 ans sans salaires, l’augmentation des salaires des agents payés grâce à son management et des manages rénové outre la révision à la hausse de loyers auprès des locataires dont la seule vocation était de s’accaparer le patrimoine de la Fikin au détriment de l’État congolais.
Ces initiatives ont permis à la Fikin de se repositionner progressivement comme un espace crédible d’échanges commerciaux et de promotion économique.
Le retour des éditions foraines
Didier Kabampele est également crédité d’avoir relancé l’édition foraine de la Fikin, notamment à l’espace Échangeur en décembre 2023, soit près de dix ans après la dernière organisation. L’expérience a été reconduite en 2024 et 2025, marquant une volonté de pérenniser cet événement phare.
Autre fait marquant c’est la réintégration de la Fikin à l’Union des foires internationales, 36 ans après son retrait, renforçant ainsi son ouverture à l’international et sa conformité aux standards du secteur.
Une gestion financière revendiquée comme orthodoxe
Sur le plan financier, le Directeur général Kabampele est présenté comme un gestionnaire rigoureux. La révision à la hausse des loyers du motel Fikin restés inchangés depuis 2008, selon les annales de l’établissement s’inscrit dans une logique de rentabilisation et d’optimisation des recettes au profit de l’État.
Le DG est allé loin il y a quelques temps, en invitant l’IGF auditer sa gestion où les conclusions de l’enquête demeurent convaincantes et que l’État congolais devrait à la Fikin plus de 1800.000 de dollars américains. Une preuve de plus qui appuie la gestion orthodoxe du DG.
Contrairement aux comparaisons faites avec d’autres établissements publics, les agents de la Fikin soulignent qu’aucune accusation de malversation financière n’a été formellement établie à l’encontre de leur DG, estimant que les attaques relèveraient davantage de rivalités politiciennes et de luttes de positionnement.
Aucun désaccord n’existerait jusque-là entre le conseil d’administration de la Fikin conduite par Kennedy Katasi Kiala et la direction générale sous la gestion de Didier Kabampele. Il règne un climat de paix, de complicité et de mutualisation des forces dans la gestion.
Ce n’est pas un secret, Didier Kabampele s’inscrit pleinement dans la vision du Président Félix Tshisekedi, axée sur la bonne gouvernance et la revitalisation des entreprises publiques.
Son entourage, ses agents et certains observateurs considèrent que son action contribue à redorer l’image d’un établissement longtemps relégué au second plan. Dans cette perspective, toute tentative de pousser le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, à prendre des sanctions contre lui serait infondée et motivée par des calculs politiques.
Il est indéniable que des réformes visibles ont été engagées depuis décembre 2022. Les agents de la Fikin interrogés sur le site s’étonnent d’ailleurs du prétendu détournement des frais de fonctionnement, lesquels frais n’ont jamais existé.
Une chose demeure certaine : la Fikin est aujourd’hui au cœur de l’actualité institutionnelle et économique, preuve que son rôle stratégique dans le paysage national reste intact.
César IPOKA