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EST DE LA RDC, L'impact du conflit sur l'éducation est alarmant
* Sur 8.419 écoles recensées, 1.768 ne sont plus fonctionnelles aujourd'hui
La RDC par le truchement de son représentant permanent à l'Organisation des nations unies (Onu), l'ambassadeur Zénon Ngay Mukongo, a alerté sur le caractère alarmant de l'impact du conflit sur le secteur de l'éducation. Selon le diplomate congolais, depuis plus de trois décennies, le pays connaît des cycles récurrents de violences et de conflits armés, particulièrement dans sa partie orientale. C'est ce qu'il a indiqué le lundi 02 mars à New-York, aux États-Unis d'Amérique, sur fond de début de la présidence américaine à la tête du Conseil de sécurité pour le mois de mars 2026. La séance était présidée par Melania Trump, épouse du président américain Donald Trump.
D'après l'ambassadeur Zénon Ngay Mukongo, cette guerre dans l'Est du pays met à mal la gratuité de l'enseignement d'autant plus que les troupes rwandaises et la coalition AFC/M23 imposent des frais de scolarité.
"À titre d'exemple, rien que dans la province du Sud-Kivu, où opèrent impunément depuis le début de l'année 2025 le mouvement M23 et les forces de défense rwandaises RDF, en violation de nos lois nationales, de la Charte des Nations unies, des principes élémentaires du droit international et du droit international humanitaire, l'impact du conflit sur l'éducation est alarmant. D'abord, la gratuité de l'enseignement est mise en mal, les troupes rwandaises et les rebelles du M23 ayant décidé d'imposer des frais de scolarité dans les écoles privées et publiques des territoires sous leur contrôle", a affirmé l'ambassadeur Zénon Ngay Mukongo.
Le représentant congolais au Conseil de sécurité de l'Onu a fait savoir que, selon les statistiques, sur 8.419 écoles recensées, 1.768 ne sont aujourd'hui plus fonctionnelles. Parmi celles-ci figurent 71 écoles maternelles, 1. 022 écoles primaires et 675 écoles secondaires. Il a ajouté que 167 écoles, accueillant 72. 214 élèves dont 36.068 filles, sont occupées par les groupes armés.
"La République démocratique du Congo a fait de l'éducation un pilier central de sa politique de résilience et de développement. Fort de son capital humain essentiellement jeune, l'éducation constitue pour mon pays non seulement un droit fondamental, mais également un pilier majeur de sa stabilité. La politique de la gratuité de l'enseignement décrétée par le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, depuis son avènement à la magistrature suprême en 2019, répond à cette vision d'améliorer l'accès à l'éducation et aux nouvelles technologies", a-t-il fait savoir.
LA GRATUITÉ INTERROMPUE DANS LES ZONES OCCUPÉES AUX NORD ET SUD KIVU
Dans ses différents rapports mensuels, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) ne cesse de mettre en lumière les impacts des affrontements sur le secteur de l'éducation dans les provinces de l'Est de la RDC, dont de vastes pans sont sous le contrôle de la rébellion.
En outre, la rentrée scolaire 2025-2026, dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23, a été particulièrement marquée par la levée de la mesure de gratuité de l'enseignement de base, qui n'est plus appliquée dans les zones occupées par les rebelles, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, dans l'est du pays.
Depuis sa mise en œuvre en 2019, la gratuité de l'enseignement primaire public a permis à des millions de Congolais d'être scolarisés.
L'éducation étant l'une des priorités du gouvernement, le ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté tient mordicus à consolider cette mesure tout au long de l'année scolaire 2025-2026.
Le Gouvernement a appelé les dirigeants de l'AFC/M23 à revenir à la raison en retirant cet arrêté. Pour Raïssa Malu Dinanga et Patrick Muyaya, la gratuité de l'enseignement primaire public est un principe constitutionnel intangible, non négociable.
Gloire BATOMENE