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EN RÉACTION AU GRAND ORAL DE FATSHI, L’Écidé réplique : « Aucune virgule de notre Constitution ne sera révisée, encore moins changée»
Au lendemain du discours de l’état de la nation, le mercredi 11 décembre, le parti politique, l’Engagement pour le citoyen et le développement (Écidé) cher à l’opposant Martin Fayulu a réagi. Son Secrétaire national chargé des Sports et Loisirs, Mike Isem, a indiqué que ni la révision ni le changement de la Constitution du 18 février 2006 ne sera au rendez-vous.
La question épineuse sur la révision ou le changement de la Loi suprême en RDC ne cesse de faire jaser dans l’opinion publique en général et dans la classe politique congolaise en particulier.
«Aucune virgule de notre Constitution ne sera révisée, encore moins changée, par un régime illégitime et incompétent», a tranché Mike Isem.
Le SG de l’Écidé a qualifié de vide le grand oral du président de la République car, selon lui, c’est le jour et la nuit avec le vécu quotidien des Congolais.
«Je dirai que son discours ressemble au fameux rapport de l’audit externe électoral présenté par son ami Denis Kadima (NDLR:), que nous avons qualifié de torchon. C’est un discours vide, sans rapport avec la réalité des Congolais. Pendant qu’il parlait devant un Parlement illégitime, plus de 7 millions de compatriotes dans l’est du Congo vivent en errance à cause de l’insécurité, et plus de 120 localités sont sous contrôle du M23", a-t-il poursuivi.
Félix-Antoine Tshisekedi a évoqué dans son allocution la possibilité d’engager une réflexion nationale sur le changement de la Constitution en vue de l’adapter aux réalités congolaises.
Dans ce contexte tendu, Mike Isem invite les Congolais à attendre le discours de Martin Fayulu sur l’état de la nation, prévu dans les semaines à venir. Il promet que le discours du candidat président à la République en décembre 2023 présentera un état détaillé et réaliste de la situation générale du pays.
L’opposition et une partie de la Société civile sont opposées à tout changement de la Constitution. Elles attendent juste que le président de la République arrive à terme de son ultime mandat.
Félix-Antoine Tshisekedi est arrivé au pouvoir après les élections de 018 et est censé quitter le pouvoir en 2028, après son deuxième mandat, consécutif à la présidentielle de décembre 2023.
Gloire BATOMENE