Dernière minute
Société
Mes amis il faut travailler pour réussir dans la vie !» Absolument ! Qui, d’entre nous, du moins qui raisonne bien, peut nier l’évidence de cette réalité selon laquelle le travail est un pilier fondamental de l’épanouissement, du développement de l’homme ?
Mais, avant d’…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
C'est avec un air très très satisfaisant que la Députée Nationale Élue d'Ango, Grâce Neema Paininye, a reçu la nouvelle de la reprise, à Kinshasa, des travaux de la Tripartite RDC-HCR-RCA, mettant…
Étranger
Kénitra - Sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d'Etat-Major Général des Forces Armées Royales (FAR), Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El…
Nation
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) hausse le ton après les violences qui ont marqué le sit-in de la Coalition 64 (C64), le vendredi 12 juin à Kinshasa. Dans un…
EN FORMATION A L'INRB DANS LE CADRE DU PROJET DOPERAUS : Des enquêteurs à l'école d'investigations sur les maladies infectieuses émergentes
Ils sont exactement au nombre de 28, ces enquêteurs mobilisés à l'amphithéâtre de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) dans le cadre du projet DOPERAUS. Réunis pour un atelier qui se tient du 10 au 13 mars courant, ils sont formés pour mener des investigations sur les causes et conséquences des maladies infectieuses émergentes en République démocratique du Congo.
Issus de différentes disciplines, les participants sont appelés à mener trois études dans les zones de santé de Bandalungwa, de Kalamu, de Masina I, de Masina II, de Kimbanseke et de Kingasani, renseignent les organisateurs de cet atelier.
"On y retrouve précisément des médecins, des informaticiens, des biologistes, des psychologues et des anthropologues", précisent Dr Pierre Mutantu Nsele, médecin biologiste et l'un des responsables de la composante 2 du projet Doperaus, axée sur la recherche scientifique.
Trois types d'études à mener
Professeure à la faculté de médecine à l'Université de Kinshasa et également responsable de la composante 2 du projet Doperaus, Dr Sheila Makiala s'attèle à sensibiliser les participants sur la spécificité du travail à mener sur le terrain.
En somme, explique-t-elle, les enquêteurs auront à mener trois types d'études auprès des ménages, en ciblant particulièrement les personnes vulnérables, les personnes âgées et le genre. Ces études visent, d'après la formatrice, à collecter, auprès des enquêtés, des données sur l'impact des maladies infectieuses émergentes (ebola, covid-19, M-Pox…). Aussi, des données sur leur perception des maladies, de la santé et des autorités sanitaires.
La troisième phase des études va permettre aux enquêtés de se renseigner sur ''les liens entre le statut socioéconomique, les choix familiaux et la consommation protéique des ménages'', indique Dr Sheila Makiala.
Les provinces ciblées
Aux dires de Dr Pierre Mutantu Nsele, ces trois études scientifiques approuvées par le comité d'éthique de l'Ecole de Santé Publique de l'Université de Kinshasa vont démarrer dans la ville-Province de Kinshasa. Elles seront suivies d'autres provinces ciblées, notamment l'Equateur, le Haut-Katanga, le Kasaï-Oriental...
Le Nord-Kivu étant pour le moment en proie au conflit armé, l'option sera levée pour désigner une autre province pour l'enquête, révèle-t-il à la presse.
L'approche ''One Health''
C'est juste après la collecte que va intervenir la phase d'analyse des données recueillies sur le terrain afin d'éclairer les décideurs dans leurs stratégies de lutte contre les épidémies en RDC, assure Dr Pierre Mutantu Nsele.
Mené dans deux pays africains affectés par les maladies à potentiel épidémique, le projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelle les plateformes ''One Health'' ou ''Une seule Santé'') a été initié dans ces régions où la prise en charge des épidémies selon cette approche n'est pas effective.
Dès lors, les institutions de ces deux pays travaillent ensemble pour rendre opérationnelles les plateformes ''One Health'' grâce à l'appui financier du Centre de Recherche pour le Développement International du Canada (CRDI).
Yves KALIKAT