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Au croisement des cultures : L’opéra de Beijing
En se promenant dans les vieilles ruelles de Beijing, les hutong, on a l’impression de retourner plusieurs siècles en arrière, d’être baigné dans la culture traditionnelle chinoise. Et l’un des éléments fondamentaux de cette culture est bien sûr l’opéra de Beijing, dont un café très particulier en a fait son thème principal.

Le maître des lieux se nomme Liu Zhen, héritier d’une longue lignée de maîtres de l’opéra de Beijing. Il a souhaité créer ce café très spécial afin de transmettre la culture de l’opéra chinois au plus grand nombre, tout en y ajoutant des éléments de la culture moderne et occidentale.
L’opéra de Beijing puise ses racines dans l’opéra Kunqu, un art qui s’est développé il y a plusieurs siècles dans le sud de la Chine, et dont l’une des œuvres les plus célèbres, Le Pavillon aux Pivoines, a inspiré à maître Liu le nom de son café.

L’opéra de Beijing nécessite l’étude de plusieurs arts tels que le chant, l’acrobatie, la gestuelle et la peinture de visage.
La technique de se peindre le visage est un art qui remonte à plusieurs siècles. Mais avant de se couvrir le visage de peinture, il faut d’abord s’entraîner sur des masques ! Ainsi est né l’art de la peinture sur masque, un art que maître Liu a étudié pendant des années…
Chaque masque a ses propres spécificités, chaque couleur est symbolique d’un trait de caractère. Ceci afin que les spectateurs puissent reconnaître immédiatement le type de personnage.

L’opéra de Beijing se distingue par les maquillages et les tenues très colorées des acteurs. La scène est en général très dépouillée et l’accent est mis sur les costumes, les maquillages, quelques accessoires et des casques, et beaucoup de mouvements stylisés.

Pour que cet art reste vivant, il faut bien sûr qu’il soit transmis aux nouvelles générations. C’est pour cela que maître Liu a ouvert une école pour que des enfants attirés par cet art puissent l’apprendre.

Grâce à des passionnés et des professionnels comme maître Liu, la tradition de l’opéra de Beijing continue non seulement de se transmettre en Chine, mais également à travers le monde. Cet art est en effet de plus en plus populaire à l’étranger, avec des troupes chinoises interprétant des classiques sur les scènes du monde entier. Cet art fait preuve de créativité et de vitalité, ce qui le rend vivant et lui permet de s’engager fièrement dans le 21e siècle.