Dernière minute
Société
Avant d'entrer dans le fond de cette phrase, voyons-en la forme. Celle-ci pèche par l'absence de la voyelle "e" au mot "jalous" pour en faire un verbe qui devient "jalouse" (jalouser à l'infinitif).
Cela dit, cette phrase invite à la paix du cœur. Elle invite à transformer la jalousie en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce mercredi 12 août 2026, le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central a appelé les jeunes de la province à…
Étranger
Par S.E.M. ZHAO Bin, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République Démocratique du Congo.
L'année 2026 marque le 5ème anniversaire de l'Initiative pour le développement…
Nation
L’opposant Jean-Marc Kabund appelle ses anciens compagnons de l’UDPS/Tshisekedi à renoncer au projet de loi fixant les conditions d’organisation du référendum, après la décision du président Félix…
2EME EDITION DU SALON DES BRUITS DES VILLES AFRICAINES : Kinshasa au cœur de la dépollution sonore par l’art
Kinshasa, métropole bouillonnante, est depuis longtemps confrontée à une pollution sonore omniprésente. Klaxons incessants, musiques amplifiées à outrance, bruits de moteurs… Le tumulte urbain façonne le quotidien de ses habitants. Pour y répondre, le Salon des Bruits des villes africaines revient dans la capitale en 2025 avec une ambition claire : sensibiliser et proposer des solutions artistiques à cette problématique.
À travers cette nouvelle édition, le Salon entend lutter contre les nuisances sonores en mobilisant l’art comme outil de réflexion et d’action. Performances, formations et créations sonores se succéderont pour inviter le public à reconsidérer son environnement acoustique.
«Nous vivons dans un pays où la nuisance sonore est presque un mode de vie. Pourtant, nous en sommes aussi les artisans. En tant qu’artistes, nous avons voulu proposer un projet à la fois festif et scientifique pour éveiller les consciences et protéger notre patrimoine sonore», explique Niamba Malafi, artiste pluridisciplinaire engagé dans cette cause.
Pour cette édition 2025, le Salon a débuté hier, 24 février, avec plusieurs activités organisées allant jusqu’au 1er mars. Les événements se dérouleront au Centre Wallonie Bruxelles, à l’Académie des Beaux-Arts, et à la Maison culturelle des Mwindeurs à N’djili. Cette année, le festival s’inscrit dans un contexte particulier : la guerre qui secoue l’est de la RDC impacte fortement le secteur culturel.
«La crise a mis en péril plusieurs de nos activités. Certains partenaires ont dû se retirer, nous obligeant à revoir notre programmation», a confié Niamba Malafi. Faute de financements, une partie de la tournée initialement prévue en Afrique de l’Est (Goma, Bukavu, Burundi, Kigali) a été annulée, tout comme la campagne de dépistage des troubles auditifs à Kinshasa.
Malgré ces défis, l’équipe maintient le cap. Une conférence inaugurale a ainsi ouvert le salon sous le thème: «Crises et résilience : l’impact de la guerre en RDC sur les événements culturels», illustrant la capacité du secteur à s’adapter et à poursuivre sa mission.
Une programmation riche et immersive
Durant cette semaine, le public pourra participer à des tables rondes à l’Académie des Beaux-Arts, une conférence hybride au Centre Wallonie Bruxelles, deux grands concerts (l’un le vendredi au Centre Wallonie Bruxelles, l’autre le samedi, en attente du soutien du ministère de la Culture), ainsi qu’une after-party le vendredi au Lounge Bar Tori Kago.
Une exposition sonore immersive, intitulée «Écouter la ville», offrira également une expérience unique. Casques sur les oreilles, les visiteurs voyageront à travers les ambiances sonores de Kinshasa, Lagos, Kisangani et d’autres villes, alternant entre bruits agressifs et sons apaisants.
«Nous voulons poser des bases solides à Kinshasa et inviter d’autres villes africaines à réfléchir ensemble sur la pollution sonore et les solutions à y apporter», a conclu Malafi.
Entre réflexion et action, le Salon des Bruits des villes Africaines ambitionne ainsi de transformer le chaos sonore en un dialogue artistique et citoyen.
Tricya MUSANSI