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Raïssa Malu appelle les finalistes à relever les défis avec honnêteté
*Plus d'un million de candidats participent à cette épreuve à travers le pays et en dehors..
La ministre de l'Éducation et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement lancé hier la 58ème session ordinaire de l'Examen d'État, communément appelé Exetat, lors d'une cérémonie au collège Don Bosco de Masina, dans l'Est de Kinshasa. Cette session rassemble plus d'un million de candidats, répartis dans plus de 3 000 centres à travers la République démocratique du Congo et dans plusieurs centres hors du pays.
S'adressant à 1 079 341 candidats du cycle long, dont près de 43 % de filles, et à 6 022 candidats du cycle court, dont près de 17 % de filles, la ministre a appelé les finalistes à aborder cette étape décisive avec calme, confiance et honnêteté.
"Je vous invite à aborder ces épreuves avec calme, confiance et honnêteté. L'effort que vous fournissez aujourd'hui est un investissement dans votre avenir et dans celui du pays. Soyez-en fiers. En vous souhaitant à toutes et à tous bonne chance, je déclare la session ordinaire de l'Examen d'État, édition 2025, officiellement lancée sur toute l'étendue du territoire national. Bon courage et bon travail ! ", a-t-elle lancé devant des élèves en uniforme, attentifs et déterminés.
Dimension civique prêchée
Au-delà d'une simple évaluation scolaire, Raïssa Malu a insisté sur la dimension civique de cet examen. "L'Examen d'État n'est pas seulement une évaluation. Il est aussi un acte civique, une épreuve de vérité, une opportunité de mettre en pratique les valeurs de la Nouvelle Citoyenneté : intégrité, responsabilité, persévérance, respect des règles et engagement pour le bien commun. Soyez dignes de ces valeurs, qui vous accompagneront tout au long de votre vie", a-t-elle martelé. Ces valeurs, a-t-elle souligné, doivent accompagner les jeunes tout au long de leur vie.
Dans son discours, la ministre a salué l'engagement des enseignants, inspecteurs et administrateurs scolaires qui ont œuvré pour la réussite de cette session, malgré les nombreux défis sécuritaires et logistiques auxquels fait face le pays. Elle a rendu un hommage particulier au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont la vision d'une école républicaine, inclusive et de qualité guide les réformes éducatives. La prise en charge des frais de participation pour les élèves issus des provinces en conflit témoigne d'une volonté forte d'assurer la justice sociale et l'égalité des chances.
Une pensée aux élèves déplacés
Raïssa Malu a aussi pensé aux élèves déplacés, enrôlés de force ou victimes des violences, qui n'ont pas pu rejoindre les centres d'examen, assurant qu'ils ne sont pas oubliés et que l'État travaille sans relâche pour restaurer leurs droits.
La ministre a ensuite rappelé la portée symbolique de cette session : "Ce moment solennel marque l'aboutissement d'un long parcours de formation, le franchissement d'un seuil vers l'âge adulte, et, pour beaucoup, l'ouverture vers les études supérieures ou le monde du travail. Vous incarnez l'espoir d'un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire".
Pour cette édition 2025, 3 165 centres d'examen ont été retenus, dont 13 situés hors des frontières nationales, en Angola, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie. Malgré les défis sécuritaires notamment dans le Nord-Est et le Mai-Ndombe, la mobilisation des autorités garantit le bon déroulement des épreuves.
Les candidats ont commencé les épreuves avec la culture générale, avant d'aborder les cours d'option, les sciences puis les langues, sur une période de quatre jours consécutifs.
Transformation numérique
L'Exetat 2025 se distingue par une transformation numérique complète. Pour la première fois, les inscriptions sont entièrement dématérialisées via une plateforme sécurisée, améliorant la fiabilité des données et réduisant considérablement l'usage du papier.
Deux centres de scannage modernes, situés à Mbuji-Mayi et Lubumbashi, ont été créés pour décentraliser la correction des copies, permettant ainsi une publication plus rapide des résultats. Par ailleurs, la lutte contre la fraude aux diplômes est renforcée grâce à une plateforme basée sur la technologie blockchain, qui rend chaque diplôme infalsifiable et vérifiable à l'échelle internationale.
L'intelligence artificielle joue également un rôle majeur dans la correction avec l'outil S-Note Manager, alliant rapidité et rigueur dans l'évaluation des candidats.
Statistiques pour Kinshasa
Lors du lancement, Larose Canon, ministre provincial de l'Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, a présenté les chiffres pour la capitale. Kinshasa compte 321 centres d'examen avec un total de 173 215 candidats, répartis quasiment à parts égales entre filles (80 052) et garçons (84 163). La répartition par district est la suivante : Funa (56 centres, 30 006 élèves), Lukunga (76 centres, 40 732 élèves), Mont Amba (71 centres, 39 501 élèves), Tshangu (80 centres, 41 960 élèves) et Plateau (38 centres, 21 016 élèves).
Christian-Timothée MAMPUYA