Dernière minute
Société
Le gouvernement congolais entend éviter la disparition de la presse écrite et envisage de relancer les mesures d'accompagnement promises depuis les États généraux de la Communication et des Médias. Le ministre Patrick Muyaya l'a réaffirmé mardi 25 août à Kinshasa, lors d'une audience accordée à…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Gouvernement hausse le ton face aux membres du corps académique soupçonnés de soutenir la rébellion. La ministre de l'Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
La tension reste vive au sein de la Minière de Bakwanga (Miba), à quelques jours de l'arrivée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à Mbuji-Mayi.
Jean Mayamba Kalombo,…
Présidentielle de 2023, Le programme de certains candidats : S’attaquer à leurs adversaires
A l’approche des élections couplées du 20 décembre prochain, certains candidats perdent leur temps à vilipender leurs concurrents de taille à travers les média. Au lieu de peaufiner leurs stratégies électorales et enrichir leurs programmes d’action.
Des propos discourtois frisant le manque d’élégance politique, des mensonges, des propos désobligeants et que sais-je encore, sont distillés sur la place publique pour tout simplement salir la réputation des adversaires qu’on trouve encombrants, susceptibles de gagner la joute électorale présidentielle.
Au lieu de se limiter à cette bataille verbale qui ne fait pas d’ailleurs la fierté de notre classe politique, il y en a qui ont franchi le rubicon en allant saisir la Cour constitutionnelle pour solliciter l’invalidation de tel ou tel autre candidat.
Cela est venu exacerber une météo politique qui était déjà sombre, à cause surtout de l’incompréhension entre l’opposition et la majorité au sujet de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). On parle de plus en plus de la pression qui est faite sur la Haute cour pour écarter les candidats qui ont pignon sur rue.
C’est aujourd’hui vendredi 27 octobre 2023 que les juges de la Cour constitutionnelle vont rendre leur verdict sur les différentes requêtes introduites dans leur chambre unique. La Haute cour est mise à rude épreuve. Nous allons voir si elle va nous montrer son indépendance tant clamée et tant souhaitée par les instances supérieures du pays et par la population, déçue par la prestation de notre justice.
Les candidats présidents de la république ont le loisir d’exploiter beaucoup de thèmes pendant leur campagne électorale. Consacrer son temps, son énergie et même son intelligence à s’attaquer aux adversaires, démontre les limites de sa compétence à diriger un grand pays comme la RDC.
Les différents candidats devront nous éclairer sur leurs différentes pistes pour relever les défis auxquels le pays est confronté. Au nombre de ces questions, il y a la sempiternelle insécurité qui a causé des millions de victimes dans la partie septentrionale du pays.
Cette insécurité tend à atteindre d’autres coins qui étaient jusque-là dans la tranquillité. Il y a notamment le territoire de Kwamouth, dans le Mai-Ndombe, où les hors-la-loi appelés « Mobondo » sèment morts et désolation parmi les paisibles citoyens de ce territoire.
Outre cette situation compliquée, il existe toute une litanie de problèmes à caractère socio-économique qu’il faut affronter. Il y a notamment le chômage des jeunes actifs dont la plupart sont des diplômés de l’enseignement supérieur et universitaire.
Les infrastructures socio-économiques de base sont dans un délabrement avancé. La desserte en eau potable et en électricité constitue un véritable casse-tête pour la population. La qualité de l’enseignement tant primaire, secondaire que supérieur et universitaire ne fait que baisser.
Voilà autant de sujets qui doivent constituer les préoccupations des candidats présidents de la République. Halte donc aux débats des caniveaux qui ternissent l’image de la fonction présidentielle en RDC. Muke MUKE