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Plainte contre le Rwanda : le Procureur adjoint de la CPI rassure les autorités congolaises de son examen
Au terme de son séjour à Kinshasa de trois jours, le Procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI) a circonscrit au cours d’une conférence de presse ce jeudi 16 novembre les raisons de sa visite dans la capitale congolaise. Une visite que Mame Mandiaye Niang qualifie de fructueuse vue les échanges qu’il a eus avec les différentes parties prenantes. La RDC à travers la ministre d’État, ministre de la Justice, a-t-il indiqué, a déposé en mai dernier, une plainte au bureau du Procureur concernant les violations des droits de l’homme commis dans l’Est de son pays par ses voisins.
A entendre le Procureur adjoint, cette plainte fait l’objet de leur plus grande attention. » Nous sommes en train de l’examiner afin de clarifier les faits pour savoir si cette saisine est une première ou concerne des éléments nouveaux dans l’affaire concernant l’agression de la RDC face à ses voisins« , a évoqué Mame Mandiaye Niang.
Cependant, a-t-il poursuivi, dans ce processus de clarification, il y a trois axes à considérer à savoir : regarder ce que les autorités locales sont capables de faire; ce qu’ils peuvent faire mais ils sont butés à un certain nombre de défis; la CPI peut prendre en charge le renforcement des capacités des acteurs clés. Il a évoqué la mise en œuvre du principe de subsidiarité qui va permettre aux deux parties de travailler sur ce qu’il sera fait par notamment l’identification des cas.
Selon lui, les échanges avec les Procureurs généraux ont permis d’avoir suffisamment d’éléments qui feront l’objet de la feuille de route à mettre en place.
Ensuite, il a fait savoir qu’ils ont créé des plateformes horizontales qui vont permettre les échanges de toutes les parties prenantes.
» Nous rentrons à la Haye avec l’espoir de revenir avant la fin du premier trimestre 2024 pour continuer à faire le monitoring. J’étais impressionné par la qualité du travail qui a été fait par la partie congolaise dans des conditions pénibles. Nous avons rassuré les autorités congolaises de notre accompagnement vu l’immensité des sujets à aborder« , a-t-il conclu. Mamous