Dernière minute
Société
L'accès au financement des initiatives culturelles portées par les femmes et leur transformation en entreprises viables ont alimenté les discussions de la troisième édition d'Utajiri Event, organisée dernièrement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette rencontre a placé l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Modèle de courage face à l'agression, Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, ancien archevêque de Bukavu, continue à inspirer nombre de Congolais, trente ans après son assassinat. À l'occasion du…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
La province du Bas-Uélé fait face à des risques de propagation de la maladie à virus Ebola. Avec 13 cas déjà signalés, les autorités provinciales multiplient les appels à la vigilance et à l'…
Nominations à la tête de la Miba : est-ce le point de la renaissance de la minière ?
Depuis plusieurs années, la Minière de Bakwanga (Miba) est tombée dans un état comateux. Cette entreprise qui faisait la fierté des ex-provinces des Kasaï Oriental et Occidental a été victime de la mauvaise gouvernance due essentiellement à l'implication des politiciens non seulement dans la nomination de ses dirigeants, mais aussi et surtout à la mauvaise affectation de ses ressources financières.
À l'époque de la IIème République, le MPR parti État se nourrissait des mamelles de cette entreprise qui faisait vivre des millions de personnes dans l'espace Grand Kasaï.
Cette situation a fait qu'au lieu d'affecter ses ressources financières dans les investissements, particulièrement dans le renouvellement de ses équipements, la Miba donnait priorité aux dépenses de propagande politique du MPR. Et comme il fallait s'y attendre, l'entreprise est prête à mettre la clé sous paillasson. Les travailleurs de cette société minière totalisent aujourd'hui plusieurs mois d'arriérés de salaire, avec comme conséquence la précarité de leurs conditions de vie. Il y en a qui ont pris de la retraite dans des conditions indignes des employés qui ont presté dans une entreprise de haut standing qu'a été la Miba.
À plusieurs reprises, l'espoir de la renaissance de cette minière a vu le jour. Il y a deux ans, en séjour de travail à Mbuji-Mayi, le président de la République Félix Tshisekedi avait promis la mise à la disposition de 50 millions de dollars américains pour la relance de cette grande société. Pour des raisons non encore élucidées, la sortie du coma n'est pas arrivée. C'est pourquoi, à la suite des nouvelles nominations qui viennent d'intervenir, tous ceux qui appelaient de leur vœu le départ des mandataires qui étaient en poste, sont en train de jubiler.
LE MANQUE DE CONTROLE : CAUSE DE LA GABEGIE
Contacté par votre quotidien, un ancien directeur de département aujourd'hui à la retraite, justifie la descente aux enfers de la Miba par le manque de contrôle rigoureux de l'entreprise. Selon lui, même à l'époque du parti État, si un contrôle régulier et rigoureux s'exerçait, il y aurait eu moyen de freiner la mauvaise gestion des ressources de cette société.
Il a renchéri en indiquant que la situation de la Miba a empiré à l'arrivée de la nébuleuse Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL).
Pour dédommager un pays dont les militaires avaient fait partie de la force ayant détrôné le régime de Mobutu, il avait été décidé de lui confier des concessions minières en guise de compensation. Le coût de cette compensation a été très amer pour le Trésor public.
Pour revenir à la situation actuelle de la Miba, le directeur retraité se dit confiant en l'avenir de cette entreprise si la nouvelle équipe dirigeante vient avec la détermination d'apporter un nouveau souffle. Les 50 millions de dollars américains, a-t-il affirmé, constituent un fonds sûr de redémarrage de ce qui était un des jalons de l'économie du pays.
Muke MUKE