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Luanda : Deuxième visite de Fatshi en moins d'une semaine
Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi a effectué, hier jeudi 08 janvier une visite de travail à Luanda, à l'invitation de son homologue angolais, João Lourenço, président de l'Angola et président en exercice de l'Union africaine (UA), a annoncé la présidence de la RDC.
Cette visite s'inscrit dans la suite de la rencontre entre les deux Chefs d'État le dimanche 04 janvier dernier dans la capitale angolaise.
Selon des sources proches de la présidence, les échanges ont porté sur "l'examen des initiatives en cours visant le rétablissement durable de la paix dans l'est de la RDC", dans le cadre des processus de Washington et de Doha.
Il sied de noter que le dimanche 04 janvier dernier Félix-Antoine Tshisekedi s'était déjà entretenu à Luanda avec João Lourenço dans un contexte de forte dégradation sécuritaire dans l'est du pays. Arrivé en début d'après-midi pour une visite de quelques heures, le Chef de l'État congolais était rentré le jour même à Kinshasa. Il avait alors indiqué aux journalistes que l'objet principal de sa visite était "lié à la paix dans l'est de la République démocratique du Congo".
À en croire Félix-Antoine Tshisekedi, son homologue angolais lui avait soumis " quelques propositions jugées très intéressantes et susceptibles d'apporter beaucoup" à la recherche d'une solution pacifique, tout en soulignant que la situation sur le terrain restait celle "d'une guerre qui nous a été imposée".
Ces tractations interviennent au lendemain de l'entérinement des Accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, en présence du président américain Donald Trump, et alors que les combats se sont intensifiés dans la partie orientale du Congo.
La rébellion de l'Alliance fleuve Congo et du mouvement du 23 mars (AFC/M23), que Kinshasa affirme être soutenue par le Rwanda, a récemment pris le contrôle de la ville stratégique d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu
Depuis la signature de ces Accords, Tshisekedi multiplie les consultations régionales.
Le 20 décembre dernier, il avait dépêché à Brazzaville son ambassadeur itinérant Antoine Ghonda Mangalibi afin d'informer le président congolais Denis Sassou Nguesso des dernières évolutions sécuritaires et humanitaires dans l'est de la RDC.
La prise d'Uvira, considérée comme un verrou stratégique ouvrant l'accès vers le Grand Katanga, a renforcé l'influence de la rébellion dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
La dégradation de la situation sécuritaire a provoqué des déplacements massifs de populations vers le Burundi, aggravant la crise humanitaire dans la région.
Une réunion ministérielle régionale consacrée à la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC se tient du 08 au 10 janvier à Livingstone, en Zambie, à l'initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Gloire BATOMENE