Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
"Les lignes rouges de la RDC ont été rigoureusement respectées", estime Jacquemain Shabani
Un pas décisif vers la fin des hostilités à l'Est de la République démocratique du Congo vient d'être franchi à Doha. Sous l'égide du Qatar, les délégués du gouvernement congolais et ceux de la rébellion de l'AFC/M23 mouvement appuyé par le Rwanda ont paraphé une déclaration de principes, saluée tant sur le plan national qu'international. Ce texte, pierre angulaire d'un processus de paix plus large, balise la voie à des négociations formelles devant aboutir à un accord global.
De retour de Doha, le Vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a voulu rassurer l'opinion publique sur la rigueur et la fermeté de Kinshasa dans la défense des intérêts fondamentaux de la nation. "Les lignes rouges de la République démocratique du Congo ont été rigoureusement respectées", a-t-il déclaré lundi, lors d'un briefing presse.
Parmi ces lignes rouges, il cite notamment "la question de l'intégrité territoriale, la souveraineté nationale, le respect de la Constitution et la restauration de l'autorité de l'État". Autant d'éléments que le document signé érige en principes non négociables.
Balayant d'un revers de la main les spéculations malveillantes autour de cette Déclaration, Jacquemain Shabani a insisté sur la nécessité de mettre fin à toute forme d'administration parallèle imposée par les groupes armés dans les territoires occupés. "Cela va être réparé par la restauration de l'autorité de l'État", a-t-il affirmé, précisant que la signature de l'accord de paix définitif devrait intervenir dans un délai de 7 à 10 jours après la reprise des discussions.
Selon les termes de la Déclaration, les engagements doivent être mis en œuvre immédiatement et au plus tard le 29 juillet courant. Les pourparlers formels débuteront dès que ces engagements seront effectifs, avec pour objectif de conclure un accord global d'ici au 17 août prochain. Le cadre général de ces négociations s'inscrit dans la continuité de l'accord de paix signé à Washington, le 27 juin dernier, entre la RDC et le Rwanda.
Les parties prenantes ont tenu à exprimer leur gratitude au Qatar pour sa médiation discrète mais décisive, ainsi qu'aux États-Unis pour leur soutien diplomatique constant. L'Union africaine, fidèle au poste, a également été saluée pour son engagement indéfectible en faveur de la paix et de la stabilité régionale.
Ce tournant intervient, toutefois, dans un climat tendu sur le terrain. Kinshasa accuse l'AFC/M23 de poursuivre ses manœuvres militaires, avec en toile de fond des ambitions sur la ville d'Uvira, dans le Sud-Kivu. Un rappel brutal que la paix, même en gestation, reste fragile.
Mais pour des millions de Congolais pris en otage par les violences à l'Est, cette déclaration de principes apparaît comme une lueur d'espoir. Un premier jalon posé vers un avenir de réconciliation, de reconstruction et de souveraineté retrouvée.
Jérémie ASOKO