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Le duo Tshisekedi-Kamerhe se pose en acteurs de la paix
Dans un climat politique aussi délétère, Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale, se retrouve au cœur des vives controverses, nourries par des officines obscures. Les unes le diabolisent pour sa pose aux côtés du Président français Emmanuel Macron, l'accusant d'avoir pactisé avec la France pour faire échec aux pourparlers de Doha entre le Gouvernement et les rebelles d'AFC-M23. Les autres tentent à tout de mêler le leader de l'Union pour la Nation Congolaise à un supposé coup d'État manqué qu'auraient fomenté certaines épaules galonnées.
Des imputations invraisemblables portées contre un homme qui traine la réputation de pacificateur et qui s'est toujours montré soluble dans la résolution des conflits sur la scène politique par le dialogue. Epris de paix, Vital Kamerhe a poussé, lors de la session extraordinaire de février dernier, pour un dialogue en faveur de la paix, peu après la prise de Goma et de Bukavu par les rebelles d'AFC-M23, soutenus par l'armée rwandaise, sur fond d'importants dégâts humains et matériels.
"Le Président veut négocier, et non vendre le pays", avait-il déclaré, à la clôture de cette session extraordinaire, pour rassurer députés nationaux et opinion nationale du bien-fondé de ce schéma qui vise à préserver des vies et infrastructures congolaises. Cette voie de sagesse, soutenue par Vital Kamerhe, a débouché, fin juin, sur la signature, à Washington, d'un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda sous l'égide des États-Unis.
Satisfait de cet aboutissement, le speaker de la Chambre basse du Parlement avait publiquement salué l'Accord de Washington, convaincu que les deux pays ont "franchi une étape décisive" dans la quête d'une paix durable dans la région des Grands Lacs. "Cet accord constitue un jalon majeur dans la construction d'une réponse politique et diplomatique à la crise", avait-il souligné dans son adresse à l'occasion de la fête de l'indépendance, célébrée le 30 juin, soit trois jours après la signature de l'Accord de Washington.
Ce n'est pas tout. Vital Kamerhe s'est donné pour mission de prêcher l'Accord de paix entre la RDC et le Rwanda à 50e Session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), tenue du 9 au 13 juillet à Paris en France. Devant des délégations venues des 4 coins de l'espace francophone, Kamerhe a défendu avec courage cet Accord au point d'arracher la résolution portant mise en place d'un groupe de suivi dudit accord. Une performance inédite du speaker congolais, réussie sous la barbe du SG de l'OIF, Louise Mushikiwabo, citoyenne rwandaise réputée proche de Paul Kagame, qui semble moins à l'aise avec cet accord.
"Il s'agit d'un appui fondamental jamais réussi et rendu possible grâce à la diplomatie parlementaire de Kamerhe", a commenté un analyste, avant de questionner : "Comment, après s'être autant impliqué en faveur d'une résolution pacifique face à la crise actuelle, Kamerhe peut-il prêter le flanc à une junte militaire pour un coup d'État ou jouer un rôle occulte pour saboter les efforts de paix par le dialogue à Doha ?"
Dépitée par ces "accusations infondées" contre Paris et Kamerhe, l'ambassade de France en RDC a recadré les pourfendeurs du speaker de la Chambre basse en rappelant que la visite de ce dernier dans l'Hexagone "s'inscrivait dans le cadre de la 50ème session de l'APF" et que le président de l'Assemblée nationale "a été reçu à l'Élysée comme les autres présidents de parlement présents". De quoi tordre le cou à ces folles rumeurs, non sans rétablir l'honneur de Vital Kamerhe, toujours accusé de tous les noms d'oiseaux, mais toujours aussi loyal, patriote et déterminé à défendre l'intérêt du Congo et des Congolais d'abord.
Kamerhe a son mot à dire
Nombre d'observateurs s'accordent à présenter Kamerhe comme l'un des rares Congolais ayant la carrure et le charisme nécessaires pour s'exprimer avec autorité sur les différents processus de paix engagés pour résoudre la crise que traverse la RDC.
Ils soutiennent premièrement que l'actuel speaker de la Chambre basse a été le premier et le seul à avoir défendu l'idée d'un dialogue pendant que les rebelles d'AFC-M23 se lançaient dans des offensives dans l'Est du pays. En son temps et en référence à une problématique régionale, Vital Kamerhe a proposé un dialogue entre les pays concernés pour traiter de la problématique du M23. Taxé de "traître" par certains, le temps a confirmé - si besoin il en est encore- que l'homme est bien un pacificateur.
Ces connaisseurs de la scène politique congolaise ne s'arrêtent pas là. Ils affirment que le natif de Bukavu a consacré des belles années de sa vie politique à des négociations pour la paix dans l'Est de la RD Congo. Vital kamerhe a notamment pris part aux processus d'Amani 1 et 2, au Dialogue de Sun City, etc. "Par sa présence comme acteur majeur lors de ces différentes assises, affirment-ils, le président de l'Assemblée nationale a gagné en expériences et en connaissances sur les questions liées à la guerre en RDC".
FDA