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Kongo Central: comprendre l'élection du président et du vice-président Synode de la CEC 2025
Le 40ème synode CEC a la particularité d'être électif l'Eglise va élire, ce jeudi 31 juillet, son président et son vice-président, 4 ans après renouvelable une fois.
Elle constitue l'un des grands événements religieux aussi bien de la Communauté que du territoire de Luozi. La population de Luozi restée suspendue à l'élection des dirigeants de la CEC qui draine une grande foule à la Maison synodale, au camp Luyindu,
Depuis le début des assises, l'attention est focalisée sur cet événement majeur.
ÉLECTIONS OU "LA FIN DE TOUTES CHOSES"
Même la diaspora suit de près cette élection. A l'instar de cette femme résidant au pays de Donald Trump. Qui nous a envoyé ce message, en réaction à la l'édition du 30 juillet dont nous lui avons envoyé une copie PDF. "Bonjour M. l'Envoyé Spécial au Synode. Merci pour ces informations. Nous attendons la fin de toutes choses qui est " les élections". Nous prions pour ça afin que la volonté de Dieu se manifeste. Bon travail!" Ce message dénote l'intérêt qu'elle porte à l'élection de la CEC qui est, du reste, sa communauté.
Des questions du genre : qui est candidat à ce poste au sommet de l'ex-EEMM ? Quels sont les candidats ? Est-ce que l'actuelle équipe a la chance d'être réélue ?
La réponse à la dernière question est que le président actuel de la CEC remplit les critères d'être candidat. Tandis que le vice-président n'est pas partant étant à deux ans de la retraite.
CRITERES POUR ETRE CANDIDAT
La CEC est l'une des rares communautés dont les élections demeurant l'expression de la pratique de la démocratie depuis des décennies à son sein. Ainsi les élections à tous les niveaux de l'Eglise (paroisse, consistoire, etc.) suivent cette logique.
Les critères pour être candidat président ou vice-président de la CEC sont les suivants : être pasteur consacré, avoir accompli 10 ans ou plus de ministre pastoral, être âgé à partir de 40 ans ou plus, mais n'être pas à trois ans de la retraite, l'âge de la retraite étant fixé à 65 ans.
Ainsi, comme candidats, on en a plusieurs à chaque cycle électoral, dont les noms sont écrits au tableau. Aucun des candidats n'est autorisé à retirer sa candidature.
La campagne électorale est strictement interdite, sauf qu'elle pourrait être faite de bouche à oreille dans toute discrétion. Gare au candidat qui se fait attraper !
Ainsi les candidats président et vice-président ont plus de chance de l'emporter, puisqu'ils sont les plus connus de tous les électeurs. Leur fonction leur permet de beaucoup voyager et, par conséquent, de se faire connaître auprès de potentiels électeurs qui sont dans les paroisses où ils ont l'habitude de se rendre régulièrement dans le cadre de leurs visites pastorales.
Les membres du Synode sont les électeurs du président et du vice-président. Ils élisent d'abord le président. Est élu président le candidat ayant obtenu plus de voix
En ce qui concerne cette élection, parmi le tandem présidentiel, seul le président Malungidi Kifukidi qui est partant, le vice-président étant à quelque deux ans de sa retraite, ne peut pas postuler.
Cette disposition légale a été prise pour éviter que l'Eglise se retrouve avec deux nouveaux dirigeants. Le cas du duo présidentiel Manianga-Malungidi reste exceptionnel. En effet, ayant été élus au même moment, l'un président et l'autre vice-président, ils ont atterri à la présidence étant tous deux nouveaux. Sans véritable expérience, sinon celle acquise pendant leur ministère dans des paroisses. Mais ils sont parvenus à tirer leur épingle du jeu avec satisfaction.
Selon une source ayant requis l'anonymat, il y aurait entre 27 ou 28 candidats en lice. La Commission électorale procédera à leur présentation nominale. Point, barre. Sans aucun commentaire. Le contraire équivaudrait à de la campagne électorale !
On élit d'abord le président par un vote d'intention. Sont retenus les 3 candidats ayant obtenu le plus de voix. C'est d'eux que sortira le président.
C'est le même processus électoral qui sera appliqué à l'élection du vice-président. Les deux candidats malheureux à l'élection du président sont autorisés à postuler de nouveau, cette fois, vice-président.
De Kléber KUNGU, envoyé spécial au Synode CEC Luozi