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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Kinshasa: le Gouvernement provincial interdit d’exposer les malades dans les lieux publics à des fins pécuniaires
Le Gouvernement provincial de Kinshasa tire la sonnette d’alarme contre une pratique jugée dégradante : l’exposition de malades dans les lieux publics, souvent à des fins de mendicité ou de commerce de la compassion.
Dans une circulaire claire et ferme rendu publique hier lundi, le Ministre provincial de la Santé publique, Dr Gongo Abaka Patricien, dénonce la prolifération de cette pratique dans plusieurs coins de la capitale, notamment aux ronds-points et carrefours de Kinshasa. Qualifiée de contraire à la dignité humaine, cette mise en scène publique des personnes souffrantes est assimilée à une marchandisation du malheur, en violation flagrante de l’article 16 de la Constitution de la République.
«Une pratique qui déshonore et porte un discrédit à la dignité humaine», martèle le Ministre dans sa note officielle. Il rappelle à cet effet la nécessité de préserver les valeurs fondamentales de la société.
Interdiction formelle
Face à cette situation préoccupante, le Ministère interdit formellement toute exposition de malades dans l’espace public sur l’ensemble du territoire de Kinshasa. Il exige que les malades soient transférés dans les structures sanitaires appropriées, au sein de différentes zones de santé de la ville, pour bénéficier de soins adaptés.
Le non-respect de cette interdiction expose les contrevenants à la rigueur de la loi. Notamment celles relatives à la protection de l’enfant, à la lutte contre la mendicité et au respect de l’ordre public. Le Ministre évoque à ce propos les articles 194 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 et l’article 1er du décret du Roi Souverain du 23 mai 1896.
Le Ministre provincial invite, par ailleurs, toutes les autorités politico-administratives, policières et communales à veiller scrupuleusement à l’application de cette mesure, en synergie avec les services sanitaires. Il s’agit, selon lui, d’un impératif moral et juridique pour préserver la dignité des malades et restaurer l’ordre dans les lieux publics.
Cette décision, qui marque un tournant dans la gestion de l’espace urbain, vise à mettre fin à une réalité aussi choquante qu’indigne dans une capitale censée incarner les valeurs républicaines.
Jérémie ASOKO