Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Une campagne permanente de solidarité nationale sera lancée le 25 août pour soutenir les déplacés et les vulnérables
Le gouvernement congolais prévoit de lancer, le 25 août 2026 sous le haut patronage du président de la République Félix Tshisekedi, une Campagne permanente de solidarité nationale destinée à mobiliser des ressources en faveur des déplacés internes, des victimes de catastrophes naturelles et d’autres personnes vulnérables à travers la République démocratique du Congo.
Portée par le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, cette initiative entend transformer la solidarité nationale en un mécanisme durable de mobilisation de ressources financières, matérielles et techniques. Son ambition dépasse ainsi la seule réponse d’urgence : elle vise également à renforcer la protection sociale, l’inclusion économique et la résilience des populations fragilisées.
7,3 MILLIONS DE DÉPLACÉS INTERNES
La campagne intervient dans un contexte humanitaire particulièrement préoccupant. Selon les données citées dans les termes de référence, la RDC comptait environ 7,3 millions de personnes déplacées internes au début de 2026, dont plus de 90 % concentrées dans l’Est du pays. Le Nord-Kivu apparaît comme la province la plus affectée, avec plus de 2,7 millions de déplacés, notamment autour de Goma et Masisi.
L’Ituri, le Sud-Kivu et le Tanganyika connaissent également d’importants mouvements de populations, tandis que d’autres provinces, dont le Kasaï, sont elles aussi confrontées au phénomène. Cette crise est aggravée par les catastrophes naturelles et, dans l’Est, par la résurgence de la maladie à virus Ebola, selon le document.
MOBILISER AU-DELÀ DE L’AIDE D’URGENCE
Dans les zones touchées, les besoins restent considérables : accès aux abris, à l’eau potable, à l’alimentation, aux soins de santé et à l’éducation. Les femmes et les enfants figurent parmi les catégories les plus exposées aux violences basées sur le genre, à la malnutrition et aux maladies.
Face à des capacités humanitaires jugées insuffisantes au regard de l’ampleur des besoins, le ministère veut élargir la mobilisation aux institutions publiques, entreprises privées, organisations de la société civile, diaspora congolaise ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers.
La campagne prévoit notamment un téléthon national, des journées de solidarité dans les provinces et une importante offensive médiatique. L’objectif est de convertir la sensibilisation en contributions concrètes, aussi bien financières que matérielles.
Le dispositif cible également les enfants en rupture sociale, les orphelins, les veuves, les personnes vivant avec handicap, les personnes âgées ainsi que les indigents et autres groupes vulnérables.
Le gouvernement entend par ailleurs placer la gestion des contributions sous le signe de la traçabilité et de la reddition des comptes. Les termes de référence prévoient la publication périodique des fonds collectés, un audit indépendant, un rapport public de gestion ainsi qu’une plateforme numérique permettant le suivi des contributions.
L’utilisation des ressources devra respecter les dispositions légales et réglementaires applicables aux finances publiques. Leur affectation sera préalablement concertée entre le secrétariat technique et le comité de pilotage afin de garantir une allocation cohérente et conforme aux priorités de la campagne.
CINQ PHASES POUR INSTALLER LA CAMPAGNE
La campagne sera déployée progressivement. Une première phase sera consacrée à la préparation et à l’organisation, suivie de l’annonce officielle et d’une campagne de communication intensive. Viendront ensuite le téléthon et les journées provinciales de solidarité, puis la collecte et la gestion des ressources.
Une cinquième phase sera consacrée au suivi, à l’évaluation et à la production de rapports. Le document prévoit notamment une évaluation trimestrielle ainsi qu’un rapport annuel destiné à mesurer les résultats et à renforcer la redevabilité.
La gouvernance reposera sur un comité de pilotage présidé par la ministre d’État chargée des Affaires sociales, Eve Bazaiba Masudi, et sur un secrétariat technique chargé de la coordination opérationnelle. La Caisse de Solidarité Nationale et de Gestion Humanitaire des Catastrophes (CSN-GHC) doit notamment jouer un rôle central dans la gestion des ressources.
À travers cette campagne, le gouvernement veut ainsi faire de la solidarité un instrument structuré de réponse à la crise humanitaire. Le rendez-vous du 25 août 2026 constituera la première étape publique de cette mobilisation nationale, appelée à s’inscrire dans la durée.
DK