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RDC-Naissance du Front pour la Refondation de la Nation de Joseph Kabila : "Un ancien Chef de l'État doit être un artisan de paix, pas de guerre" (Hon. Grâce NEEMA PAININYE)
Dans un point de presse organisé ce jeudi 15 octobre, au Restaurant 19 situé dans la commune de la Gombe, la Députée Nationale et Questeure Adjointe de l'Assemblée Nationale, Grâce Neema Paininye, a condamné avec force l'initiative de l'ancien Président de la République, Joseph Kabila, de prendre les armes à travers un mouvement politico-militaire denommé "Front pour la Refondation de la Nation" afin de combattre la République qu'il a dirigée pendant près de deux décennies.
"À la suite de l'annonce gravissime faite par le Président honoraire, Joseph Kabila, de prendre la tête d'un mouvement politico-militaire dénommé Front pour la Refondation de la Nation", FRN en sigle, j'ai tenu à exprimer publiquement ma position en tant qu'élue de la Grande Orientale. Je condamne avec la plus grande fermeté cette démarche qui constitue une menace pour la paix, la stabilité et l'intégrité territoriale de notre pays. Le recours aux armes ne saurait être une voie légitime de conquête du pouvoir politique", a déclaré l'élue du territoire d'Ango dans la province du Bas-Uele.
Et de poursuivre:
"Joseph Kabila qui a exercé les plus hautes fonctions de l'État devrait être parmi les premiers défenseurs de la paix, de la souveraineté nationale et de l'unité du peuple congolais. Un ancien Chef de l'État doit être un artisan de paix, pas de guerre... Aucune ambition politique ne peut justifier de nouvelles pertes en vies humaines, le déplacement des familles et la destruction de nos communautés. "
Parlant des atrocités que l'une des villes de la Grande Orientale avait connues lors de la première guerre d'agression, Kisangani, chef-lieu de l'actuelle province de la Tshopo, la porte-voix de cet espace au bureau de la Chambre basse du Parlement a martelé :
"La Grande Orientale ne doit plus revivre les tragédies du passé. Kisangani ne doit plus jamais être le théâtre d'une nouvelle guerre. J'en appelle également à la communauté internationale, particulièrement aux États-Unis d'Amérique, à l'Union Africaine et aux Nations Unies, afin que les efforts diplomatiques engagés aboutissent à des résultats concrets pour la paix, la sécurité des populations et le respect de la souveraineté de la République Démocratique du Congo."
Avant de clore son speech, la Questeure Adjointe de l'Assemblée Nationale a réitéré son soutien inconditionnel au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo: "Face aux menaces qui pèsent sur notre Nation, j'exprime mon soutien au Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans ses efforts pour défendre l'intégrité territoriale, restaurer la paix et préserver les institutions de notre pays. J'appelle le peuple congolais, au-delà de nos divergences politiques, à faire bloc autour du Chef de l'État et à soutenir nos forces armées, notre police nationale ainsi que l'ensemble de nos services de sécurité engagés dans la défense de notre territoire et la protection de nos populations", a-t-elle conclu.
André Yangalayo