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Onatra: les retraités sollicitent l’intervention du Gouvernement pour rémédier la précaité de leurs conditions de vie
La situation des retraités de l’Onatra appelle à la compassion. Jusqu’à ce jour, ils bénéficiaient de leurs salaires amputés des avantages sociaux. Mais brusquement, les autorités de cette entreprise ont décidé de ne plus les payer, alors que leurs décomptes finals ne sont pas payés. La conséquence de cette grave décision est que leur situation va empirer, alors qu’elle était déjà précaire avec les miettes qu’ils percevaient. C’est pourquoi, ils lancent un SOS à l’endroit du chef de l’État et du gouvernement pour les faire sortir de cet enfer.
Plusieurs agents de l’Onatra ont, en effet, atteint l’âge de la retraite. Et conformément au code du travail et de la convention collective de cet office, ils ont été pensionnés. Malheureusement, en les mettant à la retraite, les responsables ne les ont pas gratifiés conformément à la loi.
Leur précarité fait qu’on enregistre fréquemment beaucoup de morts parmi eux. Il s’ensuit que ce sont leurs familles qui supportent leurs frais funéraires. Cette manière d’abandonner dans la galère des personnes qui ont consacré toute leur vie à cette entreprise, n’est pas correcte. Cette ingratitude appelle, sans le savoir, l’ire du Ciel.
Gestion calamiteuse
Comme beaucoup d’autres entreprises publiques, l’Onatra est victime d’une gouvernance obscurantiste. C’est avec raison que ces entreprises sont appelées canards boiteux. Malheureusement, les députés demeurent indifférents face à cette descente aux enfers des sociétés étatiques alors qu’ils ont les prérogatives régaliennes de contrôle parlementaire.
De son côté, la Cour de compte ne cible que quelques entreprises pour son contrôle. Mais là où la situation est chaotique, elle laisse faire. Tel est le cas de l’Onatra qui réalise des recettes susceptibles d’éliminer peu à peu les décomptes finals de ses retraités, mais qui ne le fait pas.
Des sources sûres de cette entreprise indiquent qu'il y a des villas pour l’habitation les hauts responsables. Ceux- ci préfèrent toutefois percevoir mensuellement entre 5.000$US et 10.000$US américains comme frais de loyer.
Pourtant, ces montants colossaux auraient pu servir au paiement graduel des décomptes finals des pensionnés. Le cri de détresse des infortunés est lancé. Reste au gouvernement d’agir pour sauver des nombreux parents qui vivent dans des conditions infra-humaines.
Muke MUKE