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Mondial 2026: Félix Tshisekedi honore le Onze national au stade des Martyrs
À peine revenus de Rabat, où ils avaient triomphé des Super Eagles du Nigeria en finale africaine des barrages du Mondial 2026, les Léopards ont été reçus avec tous les honneurs par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. La cérémonie s'est tenue hier lundi 17 novembre au stade des Martyrs, transformé pour l'occasion en sanctuaire national.
La journée a commencé à l'aéroport international de N'djili, où les fauves congolais ont atterri sous une ovation éclatante. Les Kinois s'étaient massés à l'extérieur du terminal, impatients de voir apparaître les héros qui avaient fait vibrer tout un pays la veille. À peine sortis, les joueurs ont été emportés par une vague d'enthousiasme populaire. Le cortège s'est ensuite engagé sur le boulevard Lumumba, où chaque mètre parcouru s'est mué en célébration spontanée : drapeaux brandis, chants, youyous, applaudissements… Kinshasa exultait.
C'est dans cette atmosphère déjà électrique que le stade des Martyrs a accueilli les Léopards. Les tribunes, pleines à craquer, vibraient au rythme des tambours et des cris de fierté. Sous un ciel animé par les chants qui montaient des gradins, le Chef de l'État a offert à la nation une scène de communion d'une intensité rare. Accompagné de la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, il a accueilli l'équipe au centre de la pelouse, dans un décor où se mêlaient ferveur populaire et solennité présidentielle.
Le drapeau remis au "demi-dieu"
Le moment fort de la cérémonie est survenu lorsque Félix Tshisekedi a remis le drapeau national au capitaine Chancel Mbemba surnommé "demi-dieu". Dans un geste simple, mais chargé de symboles, le Président a conféré à l'équipe une mission claire : porter les couleurs de la RDC jusqu'à la Coupe du monde 2026. Cette investiture patriotique a résonné comme un appel à poursuivre le rêve entamé à Rabat.
La victoire de la veille au Maroc, arrachée au terme d'un match haletant face au Nigeria, n'était pas un simple succès sportif. Menés dès la 3ème minute après un but de Frank Onyeka, les Congolais avaient trouvé les ressources pour égaliser grâce à Meschack Elia, avant de s'imposer aux tirs au but (1-1, 4-3 tab). Timothy Fayulu, impérial, avait détourné le penalty décisif, et Chancel Mbemba avait scellé la qualification du dernier tir. ´
L'équipe nationale a ravivé la fierté nationale enfouie depuis plus d'un demi-siècle. Car, voilà 51 ans, depuis 1974, que le Congo n'avait plus été aussi proche de fouler à nouveau les pelouses d'une Coupe du monde. Désormais, les regards sont tournés vers mars 2026, où les barrages intercontinentaux détermineront l'ultime destin des fauves.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO