Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Mbuji-Mayi : les agents de la MIBA bloquent le polygone minier pour réclamer huit mois de salaires impayés
Les travailleurs de la Minière de Bakwanga (MIBA) ont déclenché un mouvement de protestation vendredi 14 août à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Ils ont, à cet effet, bloqué l'accès au polygone minier de l'entreprise pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaires.
Des barricades ainsi que des pneus brûlés ont été placés à l'entrée du site d'exploitation diamantifère, entraînant une paralysie des activités.
D'après la délégation syndicale, les agents n'ont plus perçu régulièrement leur salaire depuis janvier 2026, à l'exception du paiement d'un reliquat datant de l'exercice 2025. Ils réclament ainsi la régularisation de huit mois d'arriérés.
Les travailleurs demandent également des explications sur les 50 millions de dollars américains annoncés pour soutenir la relance de la MIBA, alors que l'entreprise continue de faire face à d'importantes difficultés financières et sociales.
« Cette situation alimente la colère du personnel », déplore Febatard Ntumba, président de la délégation syndicale, qui réclame des mesures concrètes pour assurer la reprise durable des activités et préserver les emplois.
Malgré le mouvement de protestation, un service minimum reste assuré dans certains secteurs sociaux de l'entreprise, notamment les établissements scolaires et les structures sanitaires. Les syndicats menacent toutefois de suspendre également ce dispositif si aucune réponse satisfaisante n'est apportée à leurs revendications.
Cette mobilisation intervient quelques jours après le sit-in organisé mardi devant la Direction générale de la MIBA. Les travailleurs annoncent leur détermination à maintenir la pression jusqu'au règlement de leurs arriérés et à la mise en œuvre effective d'un plan de relance de l'entreprise.
Selon le Bureau syndical national, les huit mois d'impayés actuels viennent s'ajouter à un passif salarial historique estimé à plus de 200 mois d'arriérés accumulés au sein de la MIBA.
La direction générale de la Minière de Bakwanga ne s'est, pour l'heure, pas encore officiellement prononcée sur ce nouveau mouvement de protestation.
Félix MULUMBA KALEMBA