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Lubumbashi : une organisation des droits de l'homme dénonce l'escroquerie des réseaux de télécommunication
Les réseaux de télécommunication, notamment Airtel, Vodacom, Orange et Africell, sont dans le viseur d'une action citoyenne organisée par les Volontaires internationaux pour le développement humanitaire et juridique (VIDH-J), une organisation de promotion des droits humains.
Elle dénonce ce qu'elle qualifie d'« escroquerie » dont seraient victimes les consommateurs congolais.
Dans une déclaration parvenue à Forum des As, l'ONG VIDH-J dénonce des abus et violations des droits des consommateurs des services de télécommunication, notamment « la disparition des unités et forfaits Internet ».
Selon elle, des millions de francs congolais s'évaporeraient des comptes des abonnés sans consommation réelle. « Les crédits s'envolent la nuit, les forfaits disparaissent avant terme », déplore l'organisation.
L'organisation affirme avoir recueilli plusieurs témoignages de victimes de ce qu'elle qualifie d'escroquerie. Certaines personnes auraient notamment été surtaxées par les sociétés de télécommunication lors des opérations de transaction.
D'après la VIDH-J, certains réseaux appliqueraient des frais supplémentaires, contraires aux tarifs fixés par la Banque centrale du Congo, lors des retraits d'argent.
L'ONG fustige également l'augmentation unilatérale des prix des services de télécommunication, notamment les minutes, les SMS et les mégas, sans consultation préalable des abonnés ni préavis.
Par ailleurs, elle estime que les fournisseurs ne respecteraient pas la durée annoncée de certains forfaits. Une connexion valable une semaine ou un mois s'épuiserait avant son échéance, même lorsque la consommation n'est pas jugée élevée.
La VIDH-J considère ces pratiques comme « une publicité mensongère » et « une escroquerie organisée » visant à attirer les clients et à maximiser les recettes.
Face à cette situation, les Volontaires internationaux pour le développement humanitaire et juridique ont lancé une fiche de plainte afin de recueillir les témoignages des victimes, après le report de leur marche initialement prévue samedi 15 août à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Son coordonnateur, Pierre Ngoie, a indiqué que ce report fait suite à la demande des responsables des entreprises de télécommunication d'engager un dialogue avec les défenseurs des droits humains afin d'écouter les doléances de la population.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbash