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Lubumbashi : les déplacés de la guerre de l'Est manifestent sur leur situation humanitaire
Un groupe de déplacés de la guerre dans l'Est, vivant à Lubumbashi, a investi le siège du gouvernement provincial du Haut-Katanga, hier mardi 28 juillet, pour faire entendre sa voix. Ces personnes ont organisé un sit-in pour dénoncer les massacres persistants perpétrés par les groupes armés dans l'Est du pays et réclamer une assistance humanitaire face à la dégradation de leur situation.
Venant de Luwowoshi et de Kasapa, les déplacés ont convergé vers le gouvernorat avec des banderoles à la main sur lesquelles étaient inscrits plusieurs messages adressés aux autorités provinciales. Femmes et enfants ont bravé le froid de Lubumbashi pour exprimer leur ras-le-bol face à l'abandon dont ils s'estiment victimes depuis leur arrivée dans la province du Haut-Katanga, après avoir fui les atrocités, notamment à Goma, Bukavu et Sake.
" Nous sommes au gouvernorat pour exprimer notre douleur face aux massacres de nos compatriotes qui sont restés à l'Est. Ici, nous vivons dans la précarité. Nous demandons aux autorités de s'intéresser à nous. Nous avons besoin d'une assistance humanitaire ", a déclaré Paul Byamungu Izingu, représentant de la communauté des déplacés, au micro de Forum des As.
Près de deux ans après avoir trouvé refuge à Lubumbashi, les déplacés n'ont toujours pas reçu d'assistance, en dépit des nombreuses démarches entreprises auprès des institutions étatiques et des organisations internationales. Selon Paul Byamungu, quatre personnes ont perdu la vie faute d'un accès à des soins de santé appropriés. La dernière est décédée il y a deux semaines.
LES INQUIETUDES QUANT A LA SCOLARISATION DES ENFANTS
Au moins 40 enfants déplacés, dont des orphelins, n'ont pas bénéficié d'une éducation au cours de l'année scolaire 2025-2026, faute de moyens financiers, à en croire leurs responsables. À l'approche de la rentrée scolaire, les inquiétudes refont surface quant à leur situation. Leurs parents et tuteurs disent ne pas avoir les moyens de leur procurer les fournitures scolaires requises afin qu'ils reprennent le chemin de l'école. Ils redoutent, par ailleurs, que ces enfants errent dans les rues en raison de l'absence d'encadrement.
Patient Mubiayi MBY