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Les Etats-Unis envisagent des possibilités de prolongation du corridor Lobito en RDC
Le Centre médiatique régional pour l’Afrique du Département d’État des États-Unis, a organisé un point de presse numérique avec Helaina Matza, coordinatrice spéciale par intérim du Partenariat pour l’investissement dans les infrastructures mondiales (PGI), le mercredi 28 août. Son intervention a tourné autour de son récent déplacement en RDC et en Tanzanie et des possibilités de prolongation du corridor de Lobito à la RDC et l’intégration de la Tanzanie aux investissements de ce corridor.
Ce déplacement a eu pour mission de poursuivre l’expansion du corridor transafricain. «Il s’agit notamment de relancer notre partenariat avec la RDC et de travailler avec le gouvernement tanzanien et le secteur privé sur les prochaines étapes de l’extension du corridor économique jusqu’à l’océan Indien. Comme l’a dit le président Biden dès le premier jour du lancement de cette initiative phare, ce corridor n’a jamais eu pour seul objectif de construire des infrastructures ; il s’agit de construire l’avenir de la région», a indiqué Helaina Matza.
C’est qui, par ailleurs, est le but du Partenariat pour l’investissement dans les infrastructures mondiales, (PGI). Un programme qui entend proposer des projets d’infrastructure durables et de grande qualité qui génèrent une croissance économique durable. En tirant parti des financements publics et privés et en s’engageant à la transparence, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, ces projets sont conçus pour créer des emplois, faciliter les échanges commerciaux dans la région et à l’échelle mondiale et stimuler de nouveaux investissements dans l’agriculture, la connectivité numérique, la sécurité alimentaire et l’énergie propre, tout cela au service du développement économique des populations de ces pays et de la création d’emplois.
«Pour la RDC et la Tanzanie, et pour l’ensemble de la région, nous espérons que cela se traduira par davantage d’opportunités et une croissance économique durable dans tous ces secteurs. Nous sommes ici aux côtés de nos partenaires africains pour répondre à ces besoins en infrastructures tels qu’ils sont priorisés par ceux-ci pour leurs communautés et pour améliorer la vie, nous l’espérons, de nombreuses générations à venir», a affirmé la coordinatrice spéciale par intérim du PGI.
A la question de savoir quelle est son inquiétude quant à l’état de l’infrastructure après son récent séjour en RDC, Helaina Matza a déclaré que «dans le cadre du travail que nous avons effectué dans l’ensemble du corridor, il va de soi que chaque partenariat avec chaque pays, a ses besoins et l’identification de ses besoins par celui-ci, prend du temps. C’est en partie la raison pour laquelle nous avons fait l’effort de passer du temps avec les membres du cabinet du gouvernement de la RDC, les représentants de la présidence, pour dire que maintenant nous avons créé notre structure initiale et parler de l’élan autour du travail que nous faisons, et que nous avons été en mesure de mettre en place ces investissements initiaux dans nos pays voisins. Nous leur avons demandé les activités supplémentaires que nous devons mettre en œuvre ici en RDC pour, à la fois, identifier ces projets prioritaires que nous nous attendons à recevoir très bientôt et réfléchir en même temps aux obstacles que nous devons surmonter pour travailler ensemble», a fait savoir l’oratrice.
Et de poursuivre. «Nous avons constaté de nombreux progrès depuis le développement initial du corridor, en particulier un partenariat entre l’AFC et la Gécamines, la société minière d’État congolaise, pour continuer à mettre en valeur les minéraux essentiels et à soutenir les chaînes d’approvisionnement en énergie propre. En tant que membre du G7, nous avons contribué à faciliter quelques types différents d’investissements qui, nous l’espérons, continueront à favoriser la contribution de la RDC à la transition mondiale vers l’énergie propre tout en favorisant le développement dans le pays. Tout cela prend du temps, et nous sommes convaincus que nous pourrons faire avancer certains de ces projets très importants».
Notons que le prolongement du corridor Lobito permettra de progresser concrètement vers la vision d’un corridor transafricain allant de l’océan Atlantique à l’océan Indien.
Fyfy Solange TANGAMU