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Le ministre de l’ESU lance le projet d’identification biométrique du personnel et des étudiants
Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), a lancé hier jeudi 7 avril à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), le projet d’identification biométrique du personnel et des étudiants de l’ESU. Cette identification du corps enseignant, du personnel administratif et des étudiants s’inscrit dans le cadre de la politique de numérisation de ces établissements.
Initié par le Chef de l’Etat dans la promotion du numérique dans les domaines sectoriels, ce projet vise à identifier chaque professeur, question de vérifier et de s’assurer des conditions d’obtention de diplôme et de la conformité aux critères de nomination. Mais aussi, faire la promotion du profil des professeurs congolais à l’échiquier international, notamment la publication dans des revues scientifiques sur des sites officiels des établissements de l’ESU.
A en croire Mohindo Nzangi, ce projet permettra au ministère de l’ESU de disposer d’une base réelle de données permettant de savoir que chaque enseignant est titulaire d’un vrai diplôme et n’a pas été nommé dans l’irrégularité. Ce nettoyage va également permettre au portefeuille de mettre les batteries en marche afin de promouvoir les professeurs méritants.
Du côté des étudiants, ledit projet sera une occasion pour le portefeuille d’avoir la maîtrise des effectifs.
« Ce ministère avait des difficultés lors des états généraux, d’indiquer le nombre exact d’étudiants dans certains établissements d’Enseignement supérieur et universitaire. Avec cette matérialisation, la tâche nous est désormais facile. Le portefeuille va publier une liste des professeurs avec leurs compétences, » dit-il.
« MAGIE » DE LA NUMÉRISATION
Le numéro 1 de l’ESU a ajouté que, avoir la maîtrise de la population estudiantine est désormais possible grâce à l’identification biométrique dans les établissements d’enseignement en RDC. Cette nouvelle technologie va permettre d’octroyer des cartes laissez-passer aux étudiants dans l’utilisation des services de transport nommés Trans Academia, projet cher au Chef de l’Etat. Elle va aussi permettre de suivre le parcours académique des étudiants et l’authenticité de leurs diplômes.
« Pour ce qui est de Trans Academia, le garant de la nation avait mis à notre disposition ce bus, pour la maîtrise de la population estudiantine de la ville de Kinshasa. Cette numérisation a permis d’identifier les étudiants et de leur donner les possibilités d’accès au bus sans être bousculé. Car, cette carte dispose des instruments qui permettront à Trans Academia de pouvoir lire si réellement l’étudiant a la version authentique de la carte« , a-t-il renchéri.
Pour finir, le ministre de l’ESU a indiqué que cette identification des étudiants sera une manière de leur attribuer des numéros. Ces derniers permettront de poursuivre leur cursus académique de telle sorte que s’ils quittent un établissement d’enseignement pour raison d’échecs, ils ne peuvent aller s’inscrire ailleurs en falsifiant les documents.
« Ce qui explique que, nous allons suivre son parcours. Et grâce à la magie du numérique, le ministère saura que tel étudiant a échoué à l’Unikin et est allé s’inscrire ailleurs frauduleusement« , conclut-il.
Une solution efficace pour endiguer la fraude
Expliquant devant le ministre, le Ceo de Chimist technology, Betu Ilunga, a étalé les avantages de cette nouvelle technologie basée sur l’intelligence artificielle. D’après lui, le coût de production est moindre comparé aux cartes à puce utilisées aujourd’hui qui ont montré leur limite. En plus, cet outil évitera la fraude.
« Cette technologie est fondée sur 3 niveaux et c’est une solution efficace pour endiguer la fraude en portant les détails biométriques pour faire une vérification biométrique par sa lecture et la vérification comparative avec les émissions des empreintes digitales« , a-t-il expliqué. Abondance Masaka et Tricya MUSANSI