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« L’adhésion de la RDC à la CEA consacre la balkanisation du pays »
Nouvel Elan, parti politique d’Adolphe Muzito voit de mauvais oeil l’adhésion de la RDC à la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC). Son chargé des Relations extérieures et porte-parole, Albert Mukulubundu est d’avis que cette adhésion consacre le bradage des ressources naturelles du pays de Patrice Emery Lumumba. Dans une tribune libre, il a démonté en 7 points l’Accord d’adhésion à la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) que le président de la République, Félix Tshisekedi a signé le 8 avril dernier.
Pour le parti cher à Adolphe Muzito, cet Accord est un moyen par lequel « l’ensemble des ressources naturelles que les uns tout comme les autres n’ont pu obtenir durant des siècles de résistance, se voient aujourd’hui bradées, volées en éclat par une simple signature, favorisant ainsi légalement la balkanisation de la RDC ».
D’après le porte-étendard de Nouvel Elan, la RDC «devrait d’abord commencer à favoriser l’intégration économique à l’intérieur de ses 26 provinces, et entre elles, dans la mesure où elles sont des espaces demandant une intégration économique. En s’ouvrant à ces États d’Afrique de l’Est, M. Tshiekedi met cette partie de notre pays sous contrôle économique extérieur. »
Dans une démarche de démontage systématique des points constituant ledit Accord, Albert Mukulubundu démontre que son pays ne peut tirer aucun avantage en signant l’Accord d’adhésion à la Communauté des États d’Afrique de l’Est. Qu’il s’agisse de l’intégration de l’Est, du Nord et du Sud de la RDC à l’espace commun de télécommunication, des facilités administratives pour les Congolais, du pacte de sécurité collective, de l’augmentation des potentialités économiques et d’opportunités d’investissement en Afrique de l’Est , ou alors de la mutualisation des forces de défense..
Par conséquent, cet Accord, est loin d’être avantageux pour la République démocratique du Congo, conclut Nouvel Elan. Et de se demander pourquoi créer une multitude d’organisations sous-régionales, telles que l’EAC, la CIRGL, la SADC et la CEEAC, au lieu de renforcer plutôt la SADC, qui est une organisation sous-régionale plus ou moins indépendante et composée d’Etats démocratiques. Kléber KUNGU
Opinion : L’accord d’adhésion du 08, avril, 2022 signé entre M. TSHISEKEDI et la Communauté des États d’Afrique de l’Est, « EAC »
Paris, le 09, avril,
Albert MUKULUBUNDU, Chargé des Relations Extérieures de Nouvel Élan et Porte-parole décline les inconvénients et désavantages pour la RDC :
1. L’intégration de l’Est, du Nord et du Sud de la RDC à l’espace commun de télécommunication ne peut pas être à l’avantage de cette espace géographique du Congo, telle que décrite par M. TSHISEKEDI. Considérant à 47,1 %, le taux de couverture téléphonique pour la RDC ; le Congo contribuerait donc à l’avantage de ses voisins dont le taux est respectivement pour le Soudan (100 %), Kenya (86,2 %), Tanzanie (86 %), Ouganda (65 %), Rwanda (62 %). Ces chiffres démontrent très clairement qu’il s’agit d’un marché des dupes. De même, considérant un taux de couverture en électricité de moins de 10 % pour la RDC, nous comprenons tous, que cette clause n’est pas profitable à la RDC.
À M. TSHISEKEDI de nous répondre, comment négocier un traité international de libre circulation des biens et des personnes qui consacre la balkanisation du pays, en n’intégrant essentiellement que la partie Est, au détriment de l’Ouest, alors que la contribution financière de la RDC à cette organisation Sous Régionale, provient du trésor public?
2. Des facilités administratives pour les Congolais
L’Etat Congolais devrait d’abord commencer à favoriser l’intégration économique à l’intérieur de ses 26 provinces ; et entr’elles dans la mesure qu’elles sont des espaces demandant une intégration économique. En s’ouvrant à ces États d’Afrique de l’Est, M. TSHISEKEDI met cette partie de notre pays sous contrôle économique extérieur.
3. Quant au pacte de sécurité collective
Celui-ci est un échec, et vient de montrer ses limites à travers le dernier communiqué du 28 mars 2022, des FARDC lu par le Général de Brigade, Sylvain EKENGE qui dénonce les agressions répétées de l’armée Rwandaise et son appui au groupe armé M23, qui œuvre à l’Est du pays.
4. Absence d’un tissu économique structuré et stable
Pour un Congo dont la structure de production est quasi inexistante, une économie extravertie ; face aux Etats Est Africains ayant un tissu économique dynamique et assez structuré et constitué d’importantes industries manufacturières ; ces accords plongent de nouveau notre pays dans une dépendance sans précédent ; donnent l’accès facile aux ressources minières dont regorge le Congo, pour lesquelles certains Etats continuent d’agresser, violer, piller et massacrer nos populations.
5. De l’augmentation des potentialités économiques et d’opportunités d’investissement en Afrique de l’Est
M. TSHISEKEDI vient donc d’entériner le dépeçage en douceur du Congo entre l’Est et l’Ouest, offrant les richesses minières, forestières et environnementales aux multinationales.
6. De la mutualisation des forces de Défense
La mutualisation des forces est une bombe larvée pour la RDC. C’est un grand désavantage, car des armées dites alliées, accèdent au secret défense, rendent vulnérables nos stratégies des défenses militaires et placent le pays dans l’incapacité de défendre ses frontières, comme observé actuellement. En externe, certains pays devraient répondre et réparer leurs crimes de sang, alors que d’autres des pillages et d’exploitation en toute impunité de nos ressources naturelles.
Comment intégrer un ensemble « EAC » malade, quand on sait que le Sud-Soudan malade est surexploité par l’Ouganda et le Kenya ; le Rwanda et l’Ouganda sont sur les pieds de guerre ; rappelant que ces deux pays qui occupent, pillent, tuent à l’Est de la RDC se sont déjà militairement affrontés en juin 2000 à Kisangani pour le contrôle des richesses de la RDC ; causant d’énormes pertes en vies humaines.
Ne faudrait-il pas d’abord régler les contentieux entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, à savoir : l’arrêt de l’occupation, le terrorisme, les réparations des dommages causés et enfin la stabilité à l’Est?
7. Conclusion
Pourquoi donner libre champ à l’éclosion d’une myriade d’organisations sous-régionales, telles que : l’EAC, la CIRGL, la SADC et la CEEAC ?
Et par ailleurs, pourquoi ne pas renforcer la SADC, qui est une organisation sous régionale plus ou moins indépendante et composée d’Etats démocratiques ?
Ainsi donc, l’ensemble des ressources naturelles que les uns, tout comme les autres n’ont pu obtenir durant des siècles de résistance, se voient aujourd’hui bradé, volé en éclat par une simple signature ; favorisant ainsi légalement la balkanisation de la RDC.
Albert MUKULUBUNDU
Chargé des Relations Extérieures de Nouvel Élan et Porte-parole