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La présidence burundaise de l'Ua pourra compter sur le PFCIGL pour l'intégration économique et commerciale des Grands Lacs
Le Burundi assume officiellement depuis samedi 14 février 2026, la présidence tournante de l'Union africaine (UA) pour l'année 2026, lors de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA tenue à Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie .La 39ème Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union africaine a porté le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, au plus haut sommet du continent africain, en lui confiant les rênes de cette Organisation continentale. L'intégration régionale vise à créer des marchés plus vastes et plus attractifs, de relier les pays enclavés aux marchés internationaux et de soutenir le commerce intra-africain.
Avec son mandat placé sous le signe de l'unité, de l'intégration économique et de la stabilité du continent, un nouveau chapitre s'ouvre pour le continent africain sous le leadership du Président Évariste Ndayishimiye, successeur de l'Angolais João Lourenço
Accélérer l'intégration et le commerce
Selon le communiqué de la Présidence Burundaise, "le mandat envisage d'articuler son action autour de trois piliers stratégiques qui guideront son mandat, à savoir le renforcement de la paix et de la sécurité, accélération de l'intégration économique du continent, notamment à travers la mise en œuvre effective de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine, ainsi que la gouvernance et la solidarité entre États membres. L'intégration est un moteur clé pour le développement durable et la résilience face à l'insécurité alimentaire dans la région. Plusieurs défis comme le Développement du commerce intra-régional, harmoniser les politiques, assurer la paix et la stabilité, et améliorer les infrastructures et éliminer les lourdeurs bureaucratiques aux frontières.
Sur ce point précis le Projet de facilitation du commerce et intégration dans la Région des Grands PFCIGL, financé par la Banque mondiale : "Le projet PFCIGL appuie un ensemble de mesures complémentaires destinées à faciliter le processus de passage aux frontières pour les petits commerçants, les mesures couvrent le dédouanement, l'immigration, la certification et la coordination entre les différentes agences aux frontières. L'amélioration d'infrastructures et d'installations commerciales de base, à savoir les postes frontières, les ports lacustres, les marchés frontaliers et les voies d'accès locales. L'appui les acteurs de la chaîne de valeur dans les régions frontalières de la RGL (en particulier les associations de commerçants et les PME qui fournissent des services d'accès au marché et de transformation légère des produits destinés à l'exportation) afin d'accroître et d'améliorer les capacités locale et régionale à commercer et valoriser les produits essentiellement agricoles" explique Thierry Kayembe, Coordonnateur du PFCIGL.
Le PFCIGL vise à améliorer l'esprit d'entreprise, les compétences en marketing, l'étiquetage des produits et les études de marché, en mettant l'accent sur les activités en aval de la chaîne de valeur. Le PFCIGL vise à faciliter les échanges et améliorer la commercialisation des produits transformés dans les chaînes de valeur sélectionnées principalement par des petits et femmes commerçants dans les régions frontalières de la région des Grands Lacs entre la République Démocratique du Congo et Burundi. Le projet est vise la mise en œuvre de réformes des politiques et des procédures, renforcement des capacités et des procédures prenant en compte la dimensions genre aux frontières ; l'amélioration des infrastructures d'échange et de commercialisation de base avec les services appropriés et le renforcement de la commercialisation des chaînes de valeur sélectionnées, en particulier celles impliquant les femmes et les jeunes.
Pépé Mikwa