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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
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La Monusco alerte sur la poursuite des combats au Nord-Kivu et au Sud-Kivu
Le chef de la Monusco, James Swan, a présenté, le mardi 29 septembre, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l'un état de la situation sécuritaire dans l'Est du pays. Il a reconnu certaines avancées dans les processus de paix de Washington, de Doha et de l'Union africaine, tout en soulignant la persistance des violences sur le terrain.
James Swan a indiqué qu'au Nord-Kivu les affrontements entre l'AFC/M23 et ses alliés, d'une part, et les FARDC appuyées par leurs alliés, d'autre part, se poursuivent. Les combats les plus intenses sont notamment signalés dans les territoires de Masisi et Walikale, où les différentes parties continuent d'utiliser des armes lourdes et des drones.
La situation reste également tendue dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, particulièrement autour de Minembwe. Le chef de la Monusco fait état de combats impliquant les FARDC, les groupes Wazalendo et l'AFC/M23 soutenue par Twirwaneho et d'autres alliés. Ces affrontements entraînent de nouveaux déplacements de populations et compliquent l'accès aux services essentiels et à l'aide humanitaire.
Malgré cette situation, la Monusco a relevé des avancées dans le mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Les deux premières missions du Mécanisme élargi conjoint de vérification Plus (EJVM+) ont été déployées à Minembwe, au Sud-Kivu, en août, puis à Masisi, au Nord-Kivu, en septembre. La Monusco a notamment apporté un appui logistique, médical, aérien et en communications à ces missions.
James Swan a également indiqué que les garanties de sécurité obtenues auprès des parties au conflit avaient permis à la Monusco de reprendre certaines opérations aériennes entre Goma et plusieurs zones du Nord et du Sud-Kivu. Des convois terrestres vers certaines localités du Nord-Kivu ont également pu reprendre, tandis que les rapports de l'EJVM+ ont été transmis au mécanisme chargé de superviser et de vérifier le cessez-le-feu.
Face à la persistance des violences, le chef de la Monusco a appelé à transformer les avancées diplomatiques en résultats concrets sur le terrain. Son intervention intervient alors que les combats continuent de provoquer des déplacements de populations et d'affecter l'accès à l'aide humanitaire dans plusieurs zones de deux Kivu.
Pascal NDUYIRI