Dernière minute
Société
Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais interdit la navigation des baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national à partir du 15 novembre 2026. La décision a été annoncée mardi 6 octobre par le vice-…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
La police a annoncé l'arrestation de policiers accusés d'avoir filmé et diffusé une vidéo compromettante impliquant une mineure à Kolwezi, dans la province du Lualaba. Une action saluée par une…
Kasaï-Central : à Dimbelenge, les enseignants maintiennent la grève
La rentrée scolaire 2026-2027 ne se déroule pas sous le signe de la reprise des cours dans le territoire de Dimbelenge, au Kasaï-Central. Réunis hier mardi 1er septembre 2026 en assemblée générale, les enseignants ont décidé de maintenir leur mouvement de grève jusqu'à nouvel ordre, estimant que leurs revendications restent sans réponse satisfaisante.
Cette décision intervient le jour même du lancement officiel de la nouvelle année scolaire sur l'ensemble du territoire national. Pour les enseignants de Dimbelenge regroupés au sein de l'Intersyndicale, l'absence de réponse concrète à leurs préoccupations justifie la poursuite du mouvement.
Au centre de leur démarche figurent notamment des revendications salariales et bancaires. Les enseignants réclament le paiement de leurs salaires des mois de juin et août 2026, qu'ils affirment ne pas avoir perçus.
Ils demandent également la délocalisation du mécanisme de paie de l'IFOD/Caritas vers une autre banque. Pour les grévistes, cette question constitue un élément important de leurs revendications et doit faire l'objet d'une réponse des autorités compétentes.
À l'issue de leur assemblée générale, les enseignants ont estimé que ces préoccupations n'avaient pas encore été suffisamment prises en compte. Ils ont ainsi décidé non seulement de maintenir leur grève, mais également d'en durcir le mot d'ordre.
UNE MISE EN GARDE CONTRE LES INTIMIDATIONS
Dans leur déclaration, les enseignants interpellent, par ailleurs, les autorités scolaires sur le traitement réservé aux agents participant au mouvement de grève. Ils demandent aux responsables de l'administration scolaire de s'abstenir de toute forme de menace ou d'intimidation contre les enseignants qui observent le mot d'ordre syndical.
« Nous, enseignants de Dimbelenge, réunis en assemblée générale ce 1er septembre 2026, avons évalué notre mot d'ordre de grève et constatons que nos revendications, à savoir : le paiement des salaires du mois de juin et d'août 2026, et la délocalisation de la paie de l'IFOD/Caritas vers une autre banque, ne sont pas prises en charge ou en considération ».
« Face à cette situation, nous durcissons les tons et maintenons la grève jusqu'à nouvel ordre. Nous demandons aux autorités scolaires de s'abstenir de toute menace ou intimidation à l'égard des enseignants grévistes », ont-ils indiqué.
UNE RENTRÉE PERTURBÉE ?
Le maintien du mouvement syndical intervient dans un contexte particulier : celui du démarrage officiel de l'année scolaire 2026-2027. Alors que les autorités éducatives ont appelé à une reprise effective des activités scolaires, la décision prise par les enseignants de Dimbelenge pourrait affecter le fonctionnement de plusieurs établissements du territoire, notamment si le mouvement se prolonge.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent toutefois pas d'établir le nombre exact d'écoles concernées ni de mesurer précisément l'ampleur de la grève sur l'ensemble du territoire.
La situation reste donc suspendue à une éventuelle réaction des autorités scolaires ou à l'ouverture de discussions avec les représentants des enseignants. L'évolution de ces échanges pourrait déterminer la suite du mouvement et les conditions d'une éventuelle reprise des cours à Dimbelenge.
Pour les enseignants grévistes, la position arrêtée hier 1er septembre reste claire : le retour en classe est conditionné à une prise en compte de leurs revendications.
Félix MULUMBA KALEMBA