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Kananga : une prière pour la paix clôture la quinzaine de la Journée internationale de la femme africaine
La quinzaine consacrée à la Journée internationale de la femme africaine, édition 2026, s'est clôturée à Kananga au Kasaï-Central, le samedi 15 août 2026, par une activité de prière de supplication organisée à la Pro-cathédrale Saint-Clément, en faveur de la paix en République démocratique du Congo et dans le monde.
La cérémonie a réuni des femmes, des hommes, des jeunes filles et des jeunes garçons, des responsables religieux, des acteurs de la société civile ainsi que plusieurs autorités provinciales autour d'un même objectif : prier pour les victimes des violences et appeler à la consolidation d'une paix durable.
Présent à cette activité, le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, a appelé à une prise de conscience collective face aux violences qui continuent d'affecter plusieurs communautés. Il a notamment encouragé les participants à faire de la paix un engagement quotidien, au-delà des seules cérémonies de prière.
Au nom de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, sa responsable, Chantal Ndaye, a salué la présence des différentes composantes de la société et remercié le gouverneur pour son accompagnement dans l'organisation de cette quinzaine.
Elle a indiqué que cette activité s'inscrivait dans le cadre de la clôture de la quinzaine de célébration de la Journée internationale de la femme africaine, placée cette année sous le thème « Femmes africaines : droit, justice, action pour un développement inclusif et durable », avec une déclinaison nationale axée notamment sur les droits garantis et l'autonomisation durable des femmes et des filles en RDC.
Chantal Ndaye a souligné que la prière organisée à la Pro-cathédrale Saint-Clément constituait également un moment de solidarité avec les femmes, les enfants, les familles et toutes les personnes affectées par les conflits et les violences en République démocratique du Congo et ailleurs.
Pour elle, la souffrance des populations victimes de violences interpelle l'ensemble de la société et impose un engagement collectif en faveur de la paix, de la justice, de la cohésion sociale et du respect des droits humains.
« LA PAIX DOIT DEVENIR UN ENGAGEMENT QUOTIDIEN DE CHACUN »
« La paix ne doit pas être seulement un souhait ou une prière ; elle doit devenir un engagement quotidien de chacun et de chacune », a-t-elle souligné, appelant notamment les femmes et les filles à jouer pleinement leur rôle dans la promotion de la paix au sein des familles et des communautés.
De son côté, Nathalie Kambala Luse, directrice générale de l'organisation non gouvernementale Femme main dans la main pour le développement intégral (FMMDI), a salué la mobilisation enregistrée durant la quinzaine.
Elle a rappelé que, du 8 au 14 août, des femmes se sont retrouvées quotidiennement pour des moments de prière, avant la cérémonie de clôture organisée ce samedi à la Pro-cathédrale Saint-Clément.
Cette mobilisation, selon elle, traduit la volonté des participants de manifester leur solidarité envers les personnes confrontées aux violences et aux atrocités dans différentes parties du pays.
Nathalie Kambala a également appelé les autorités à tous les niveaux à renforcer les mécanismes de protection des personnes et de leurs biens afin de prévenir les violences et de favoriser l'instauration d'une paix durable en RDC.
La cérémonie s'est achevée dans un climat de recueillement et d'espérance, avec un appel à poursuivre les efforts en faveur de la paix au-delà de la quinzaine consacrée à la Journée internationale de la femme africaine.
Félix MULUMBA KALEMBA