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Kananga : les taximen dénoncent des tracasseries malgré le paiement des plaques
À Kananga, les conducteurs de motos-taxis ont normalement exercé leur activité ce jeudi 3 septembre. Mais certains d'entre eux continuent de dénoncer des tracasseries lors des contrôles routiers, alors qu'ils affirment avoir payé leurs plaques et les documents exigés par les autorités.
Selon John Henry Ngindu, président des taximen, le problème ne concerne pas l'exercice du métier, mais plutôt certains contrôles jugés excessifs. Il rappelle que les conducteurs avaient été appelés à se mettre en ordre avec leurs documents et leurs plaques.
Sur le terrain, Ntumba JC, conducteur de moto-taxi, affirme que les motards sont notamment interpellés pour des faits liés au stationnement, à l'arrêt interdit ou encore à la surcharge. Il dénonce toutefois des contrôles qu'il estime parfois abusifs, avec des amendes pouvant atteindre 150 000 francs congolais, selon ses dires.
Le conducteur souligne également le sacrifice financier consenti par plusieurs familles pour s'acquitter du paiement des plaques.
"Nous avons payé les plaques dans la souffrance, alors que nous cherchions aussi les moyens pour acheter les fournitures scolaires de nos enfants", a-t-il expliqué.
Les taximen demandent ainsi aux services de contrôle de tenir compte de la régularisation déjà effectuée par les conducteurs. Ils ne contestent pas l'obligation de respecter le code de la route, mais souhaitent que les sanctions soient appliquées conformément aux règles, sans pratiques qu'ils qualifient de tracasseries.
De son côté, John Henry Ngindu évoque une lettre du gouverneur provincial appelant à l'apaisement de la situation, dans un contexte marqué notamment par l'accueil prochain d'invités dans la province.
Les conducteurs appellent donc les autorités à renforcer le dialogue avec les services de contrôle, afin de permettre aux taximen en ordre de travailler dans de meilleures conditions, particulièrement en cette période de rentrée scolaire.
Ils demandent enfin à l'État de "mettre de l'eau dans son vin", de mettre fin aux tracasseries et de permettre aux conducteurs ayant payé leurs plaques d'exercer leur activité normalement, dans le respect des règles de circulation.
Félix MULUMBA KALEMBA