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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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*Les ex-Kulunas passent de la délinquance aux chantiers de l’avenir
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Incendie meurtrier à Kinshasa : le drame pousse le gouvernement à serrer la vis sur les salles de fêtes
Après l’incendie meurtrier survenu le vendredi 4 septembre, lors d’une cérémonie de mariage, dans la commune de Lingwala, à Kinshasa, faisant plus de 20 morts et plusieurs blessés, le Gouvernement annonce un contrôle systématique des salles de fêtes et autres lieux accueillant du public.
Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a instruit les autorités compétentes de procéder, sans délai, à l’inspection des établissements concernés.
Cette opération devra être menée avec la participation de la Direction générale de la protection civile et des services de sécurité. Les établissements qui ne respecteraient pas les normes de sécurité pourront faire l’objet d’une fermeture immédiate.
Un rapport sur l’exécution de ces mesures est attendu dans un délai de 15 jours, particulièrement pour la ville de Kinshasa.
LE RACHAT TARDIF DU GOUVERNEMENT ?
Si le contrôle annoncé constitue une mesure nécessaire pour renforcer la sécurité des citoyens, il soulève néanmoins une question essentielle : fallait-il attendre qu’un drame survienne pour agir ?
La protection des populations ne devrait pas se limiter à des réactions après catastrophe. Le gouvernement est appelé à privilégier l’anticipation, la prévention et le contrôle régulier des lieux accueillant du public, plutôt que d’attendre que le pire arrive pour prendre des mesures.
Fermer les établissements non conformes après un drame peut être nécessaire, mais prévenir ces tragédies avant qu’elles ne surviennent devrait rester la priorité. La mesure du Gouvernement paraît un rachat face à ce drame qui le tire de sa torpeur qui l’a poussé, malgré lui, à être distrait.
César IPOKA

