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Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
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ESU - Fermeture des universités en zones occupées : Des milliers d’étudiants livrés à eux-mêmes
Malgré l’arrêté ministériel de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) ordonnant la fermeture des universités dont les dirigeants ont été nommés par l’AFC/M23 et l’invalidation des diplômes y délivrés, les mesures d’accompagnement promises aux étudiants peinent à se concrétiser sur le terrain. Un véritable calvaire pour les finalistes.
Dans sa décision, le Gouvernement avait annoncé la cessation des activités académiques dans ces institutions et l’orientation des étudiants vers des établissements voisins.
Sur le papier, la mesure visait à préserver la validité des diplômes et à protéger le système éducatif national. Dans les faits, elle a plongé des milliers de jeunes dans une impasse totale.
Un accueil impossible et un déplacement à haut risque
Contacté par notre rédaction, M.Imani Nyamuligirha Théophile Coordonnateur National du Cadre de Concertation des Jeunes pour le Développement (CCJD-CN) et ancien porte-parole des étudiants au Sud Kivu, sur la situation humanitaire et académique. «Les étudiants qui devaient être orientés dans les institutions voisines sont butés à deux problèmes majeurs : d’abord des problèmes d’accueil, les universités voisines n’étant pas préparées, ensuite l’absence totale de moyens pour se déplacer». Le gouvernement ne s’est pas impliqué pour les orienter officiellement, ils ont été laissés à leur triste sort
La situation est encore plus critique pour ceux qui veulent quitter les zones occupées pour poursuivre leurs études dans d’autres provinces.
Pour sortir, ils sont contraints de transiter par des pays voisins. Or, selon les témoignages recueillis, ces pays auraient décidé de ne plus laisser traverser leur territoire aux personnes résidant dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23. Un blocus de fait qui les enferme.
«Les étudiants finalistes sont obligés de quitter, mais ils ne peuvent pas quitter. L’année académique va s’achever bientôt, comment vont-ils finaliser ?», s’interroge M. Imani Nyamuligirha Théophile
Appel au Gouvernement
Face à la crise financière qui frappe les parents dans ces zones, incapables de financer un voyage coûteux et une réinstallation, le CCJD-CN lance un appel pressant au Gouvernement.
Le Coordonnateur National Imani Nyamuligirha Théophile demande à l’État de :
1. Faciliter officiellement la réorientation et la réintégration des étudiants concernés dans les universités publiques et officielles des provinces non occupées ;
2. Organiser et sécuriser leur déplacement hors des zones occupées ;
3. Mettre en place un mécanisme de réinsertion académique et sociale pour permettre la finalisation de cette année académique.
Cette alerte s’inscrit, dans le cadre de la campagne patriotique «Debout Congolais, le Congo notre héritage. Nous devons nous approprier notre héritage et bien le gérer».
Un dossier à suivre de près, alors que l’avenir de milliers de jeunes congolais est en suspens.
Fait à Kinshasa, le 10 Octobre
Contact : Imani Nyamuligirha Théophile
Coordonnateur National du cadre de concertation des jeunes pour le développement et un support des étudiants au sud Kivu