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En visite en Ituri, Jean-Noël Barrot apporte le soutien de la France aux Congolais confrontés à l'épidémie d'Ebola
Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu le samedi dernier à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, épicentre de l'épidémie d'Ebola, pour témoigner du soutien de la France face à l'épidémie d'Ebola.
Il a été accompagné par le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l'institut national de recherche Biomédicale. À Bunia Jean Noël Barrot a également visité le laboratoire de santé publique, actuellement mobilisé dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il a également annoncé un renforcement du soutien de la France à la riposte coordonnée par les autorités congolaises. Il a également souligné sur la gravité de l'épidémie.
"C'est l'épidémie d'Ebola la plus meurtrière de l'histoire de la République démocratique du Congo, et la deuxième la plus grave dans l'histoire du monde. 8000 cas enregistrés, 4000 décès, dont un quart d'enfants de moins de 5 ans.
Bunia, c'est aussi le centre de la riposte contre l'épidémie d'Ebola, coordonnée par les autorités congolaises. Et si nous sommes parvenus collectivement, autorités congolaises, organisations des Nations Unies, ONG et humanitaires, à contenir cette épidémie, à éviter qu'elle ne se propage dans d'autres régions, dans des grands centres urbains de la République démocratique du Congo, et au-delà, jusqu'à des territoires ultramarins français ou jusqu'en Europe, c'est notamment grâce au soutien de la France, aux chercheurs, aux travailleurs humanitaires, aux personnels soignants, qui se mobilisent sans relâche depuis des mois pour faire face à cette épidémie dévastatrice. Et si je suis aujourd'hui à Bunia, c'est notamment pour témoigner de ce soutien de la France, et pour annoncer que nous entendons le renforcer de manière à venir à bout de cette épidémie d'Ebola, parce que les virus ne connaissent pas les frontières et qu'il faut les aider à éradiquer à la racine, là où ils surgissent et jusqu'au bout", a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs que, face à cette épidémie, des chercheurs français mais aussi des travailleurs humanitaires français, des associations françaises sont en ce sont des chercheurs de première ligne. Cette visite, ces efforts de la France en soutien aux autorités congolaises face à l'épidémie, s'inscrivent dans un contexte plus large, celui d'une mobilisation conjointe et partenariale franco-congolaise pour lutter contre les épidémies successives du virus d'Ebola.
"Je pense en particulier au programme PRISM qu'avait lancé le président de la République lors de sa visite en 2023 en s'appuyant sur l'expertise mondialement reconnue du professeur Muyembe, qui m'accompagne aujourd'hui à Bunia lors des différentes étapes de cette visite.
Je pense évidemment à la conférence nationale humanitaire qui se tiendra à Paris, qui s'ouvrira mardi prochain et qui sera l'occasion pour nous de continuer à renforcer cette dimension de l'action internationale de la France", a-t-il indiqué.
Selon lui cette visite qui s'inscrit dans un contexte où l'aide humanitaire fait l'objet d'attaques politiques partout dans le monde, et y compris jusqu'en France. Il a également rappelé que dans le cadre des discussions budgétaires qui vont s'ouvrir dans les prochains jours, la France proposera une allocation de moyens en matière humanitaire pour aller jusqu'au bout de cette épidémie.
Héritier TIMOLO