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La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) accueille favorablement l’appel lancé par James Swan, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC et chef de…
Dialogue national en RDC : la C64 saisit la balle au bond après l’appel de l’Onu
La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) accueille favorablement l’appel lancé par James Swan, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC et chef de la Monusco, en faveur d’un dialogue national inclusif.
Dans un communiqué publié à la suite de l’intervention de James Swan devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la C64 dit partager le constat d’un large consensus sur la nécessité d’un dialogue national en République démocratique du Congo.
Lors de son briefing du 29 septembre 2026, James Swan a appelé à un dialogue garantissant une large participation, conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes et permettant d’aborder les priorités nationales les plus urgentes. Il a également exhorté les acteurs congolais à rechercher un consensus et à privilégier le dialogue pour dépasser leurs divergences.
UN DIALOGUE "VÉRITABLEMENT INCLUSIF"
Pour la Coalition Article 64, cette position rejoint son exigence d’un dialogue "véritablement inclusif", qui devrait réunir les différentes forces politiques et sociales représentatives du pays, tout en s’inscrivant dans le respect de l’ordre constitutionnel.
La coalition estime ainsi que la crise multidimensionnelle que traverse le pays nécessite un cadre de concertation permettant d’aborder les principales préoccupations nationales, notamment les questions politiques, institutionnelles, sécuritaires et sociales.
La C64 salue également l’appel de James Swan à préserver l’espace civique, garantir les libertés fondamentales et faire preuve de retenue et de tolérance politique.
Dans son intervention au Conseil de sécurité, le chef de la Monusco a effectivement insisté sur la nécessité de préserver l’espace civique et de garantir les libertés fondamentales afin de créer les conditions d’une participation inclusive aux processus politiques et de paix.
Dans son communiqué, la C64 relie cet appel aux restrictions qu’elle dénonce concernant l’espace démocratique et aux violences qu’elle affirme avoir été commises lors de manifestations, notamment celles du 15 septembre 2026.
LA C64 RÉCLAME UNE ENQUÊTE SUR LES VIOLENCES DU 15 SEPTEMBRE
La coalition réclame une enquête sur les violences de cette dernière manifestation.
La C64 réitère, par ailleurs, sa demande de voir établies les responsabilités liées aux violences survenues lors de cette manifestation. Elle réclame notamment une enquête internationale indépendante et crédible, destinée, selon elle, à déterminer les circonstances des faits et à identifier leurs auteurs.
La coalition demande également que les responsabilités politiques, administratives, militaires et policières soient établies conformément aux résultats des investigations.
L’appel de James Swan intervient alors que la question d’un dialogue national occupe une place importante dans le débat politique du pays. L’Onu a salué l’annonce faite en août dernier par le président Félix Tshisekedi concernant le lancement d’un processus de dialogue. Elle insiste désormais sur la nécessité d’une participation large et de facilitateurs bénéficiant de la confiance des parties prenantes.
Pour la C64, cette orientation rejoint donc une revendication qu’elle porte autour du respect de l’ordre constitutionnel et d’un processus politique ouvert aux différentes composantes de la société congolaise.
Le débat reste désormais centré sur les modalités, les participants et les garanties devant encadrer ce dialogue
César IPOKA

