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DÉSAMORCE DE LA GRÈVE SÈCHE DES MÉDECINS DANS DES HÔPITAUX PUBLICS , Le Gouvernement appelé à respecter ses engagements pour éviter le chaos dans l'avenir
Le Gouvernement congolais est tenu cette fois-ci à respecter les engagements qu'il a pris avec les médecins via leur syndicat notamment le Syndicat national des médecins (Synamed) pour améliorer leurs conditions sociales. Un procès-verbal a été signé entre l'Exécutif national et le banc syndical des blouses blanches en vue d'une reprise normale les établissements sanitaires.
Paiement des arriérés du mois de mars; paiement à dater du mois d'août des arriérés du deuxième trimestre de 2026; alignement de 800 médecins sur la prime de risque professionnel au titre du mois de juillet, ainsi que de la poursuite de la programmation des vagues suivantes; le réajustement de la rémunération des médecins promis ; les actes administratifs à régler avec le ministre de la Santé; assainissement du fichier de paie.
Tels sont les maux à guérir pour que la situation des professionnels de la santé s'améliore davantage et que la paix sociale puisse régner. Ces revendications sont connues depuis longtemps et pas question de soit faire la politique de l'autruche soit de jouer au chrono pour retarder l'échéance.
Après une longue période de grève sèche que les médecins intervenant dans les hôpitaux de l'État congolais ont observée depuis début juin dernier pour diverses revendications dont le non-paiement de salaire de plus de six mois, le Gouvernement tente de désamorcer la bombe.
FORTUNES DIVERSES DANS LES ORGANISATIONS SYNDICALES
Cette décision qui intervient au moment où le chaos régnait dans les hôpitaux publics, a poussé certaines organisations syndicales à réorienter leur diagnostic.
Cependant d'autres n'en démordent et maintiennent leur fermeté, d'après le docteur Bakandi Mbula Felly, Coordonnateur de l'ONG de protection des droits des médecins, Sauvons la Corporation Médicale.
À l'issue de son Assemblée générale, le Synamed a, pour sa part, invité ses membres à reprendre les activités dans leurs milieux professionnels respectifs, en assurant exclusivement la prise en charge des urgences vitales, jusqu'à la concrétisation effective des engagements pris par l'Exécutif national.
Pour le Syndicat des médecins du Congo (Symeco), a appelé ses membres à n'assurer qu'un service minimum, qui consiste notamment à maintenir le fonctionnement des services des urgences, assurer la prise en charge des urgences vitales, et garantir la continuité des soins des patients déjà hospitalisés.
Au niveau du Syndicat des médecins libres du Congo (Sylimed), c'est la trêve syndicale qui a été décrétée, à l'issue de son Assemblée générale.
Cette mesure, arrêtée après les échanges avec le Gouvernement, lesquels ont débouché à la signature dudit procès-verbal, couvrira la période du 23 juillet au 08 août prochain.
Pendant cette période, les médecins membres du Sylimed reprennent leurs activités et assurent la prise en charge de l'ensemble des patients.
"Toutefois, le syndicat précise qu'à défaut de mise en œuvre effective des engagements gouvernementaux à l'issue de cette échéance, il se réserve le droit de relancer son mouvement de grève", met-il en garde.
Contrairement à d'autres organisations syndicales, le Sipumeco, lui, garde sa position radicale. Dans sa décision rendue publique, il y a deux jours, il a annoncé qu'il ne suspend sa grève que lorsque les promesses faites par le Gouvernement seront concrétisées.
Au terme de la séance de travail qui avait réuni le Gouvernement et le banc syndical des médecins en date du 16 juillet dernier, les deux parties sont tombées d'accord sur 7 résolutions faisant objet des revendications des médecins intervenant dans les hôpitaux publics. Ces revendications constituent les maux dont souffre le secteur et que le Gouvernement est appelé à guérir. Gloire BATOMENE