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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Des vendeurs déplacés du marché Matadi-Kibala occupent l’artère principale
Plusieurs vendeurs et vendeuses déplacés du marché Matadi-Kibala occupent, depuis plusieurs semaines, la route numéro 1 à Matadi-Kibala dans la commune de Mont Ngafula. A la base, l’insuffisance d’espace au Camp PM où le marché Matadi-Kibala a été déplacé provisoirement pour une période de neuf mois sur instruction de l’autorité urbaine en attendant de construire un nouveau marché qui va répondre aux standards et aux normes requis.
Cette mesure est en vigueur depuis un mois, après la tragédie survenue en février dernier dans ce lieu de négoce. Une vingtaine de personnes, pour la plupart des vendeuses, étaient décédées à la suite de la chute d’un câble électrique, haute tension de la SNEL.
Selon beaucoup de vendeurs rencontrés au Camp PM à Mont-Ngafula, « nous sommes contraints d’occuper la voie publique par manque d’espace à l’endroit où notre marché a été déplacé « , a indiqué Monique Ngongo, vendeuse d’épices. Mais, a-t-elle déploré, » par la suite, nous sommes chassés toutes les cinq minutes par les policiers sur instruction du commandant du sous-commissariat de Matadi-Kibala « .
Pelé Bofini, Administrateur du marché Matadi-Kibala, demande au gouvernement de prendre ses responsabilités dans cette affaire. » Je ne peux rien faire seul « , a-t-il fait savoir. « Dans le protocole d’accord signé entre le gouvernorat et le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, trois hectares de terrain vide est l’étendue que devraient occuper provisoirement les vendeurs déplacés du marché Matadi-Kibala vers le Camp PM à Mont-Ngafula. Le temps que le nouveau marché soit construit sur le terrain où était celui qui est actuellement en déplacement. Ce qui n’a pas été respecté. Les autorités militaires du Camp PM, de leur côté, ont mis à notre disposition un espace de trente mètres sur cent mètres en lieu et place de trois hectares, tel que prévoyait le protocole, après la résiliation brusque du contrat de construction des marchés publics entre le gouvernorat et la société de construction PAPAKIN, deux semaines après le drame« , a expliqué l’Administrateur du marché Matadi-Kibala.
Selon des sources, il y aurait une réouverture silencieuse des maisons commerciales et une reprise timide des activités commerciales aussi bien pour des grossistes que des détaillants à Matadi-Kibala. Seuls les dépôts pharmaceutiques sont autorisés à opérer librement 7/7 jours. Abondance MASAKA/Stagiaire