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Des chercheurs belges et congolais tirent la sonnette d’alarme, Variole du singe : la RDC sous menace d’une souche transmissible par voie sexuelle !
Un nouveau variant du virus de la variole du singe vient d’être découvert à l’Est de la République sémocratique du Congo. Selon une étude en prépublication, des chercheurs belges et congolais ont révélé une nouvelle souche du virus du Monkey Pox qui serait transmissible par contact sexuel, annonce cette étude relayée par l’Agence congolaise de presse. Déniché dans la ville minière de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu, ce variant se propage dans les milieux des mineurs et professionnels de sexe. L’alerte est lancée pour freiner sa propagation en RDC et dans les pays limitrophes. Y.K.
Variole du singe: des chercheurs belges et congolais découvrent un nouveau variant en RDC
Des chercheurs de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers en Belgique et de l’Institut national de recherche biomédicale de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont découvert une mutation du virus de la variole du singe (Mpox), selon une étude en prépublication qui n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation par des pairs, a annoncé mardi l’agence Belga.
Cette souche du virus a été découverte à l’occasion d’une flambée de cas à Kamituga, une ville minière dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la RDC, précise l’agence.
Selon l’Institut de médecine tropicale, cette souche semble surtout transmissible par contact sexuel et pourrait s’étendre à des pays limitrophes via des travailleurs du sexe et des mineurs.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à prendre des mesures pour lutter contre la propagation du virus, d’autant qu’il ne peut être détecté par certains tests PCR.
En 2022, un variant du virus de la variole du singe avait provoqué une épidémie qui s’était propagée dans plusieurs pays dans le monde et notamment en Belgique. Les contaminations avaient toutefois nettement reculé en Europe, après plusieurs mois, mais le virus a continué à sévir en Afrique. C’est ainsi qu’en octobre 2023, une épidémie a éclaté dans la ville congolaise de Kamituga.
Le nouveau variant à son origine s’est rapidement disséminé, surtout parmi les jeunes adultes et les travailleurs du sexe. « Nous avons urgemment besoin d’une nouvelle stratégie par laquelle la variole du singe serait intégrée aux programmes de prévention du sida et des infections sexuellement transmissibles « , estime le professeur Placide Mbala-Kingebeni de l’INRB, l’un des auteurs de l’étude, cité dans un communiqué repris par Belga. « Il est important que nous nous concentrions sur des groupes cibles et que l’on évite la stigmatisation à tout prix« , a ajouté le médecin congolais.
L’Institut de médecine tropicale analyse de près la situation épidémique et regarde avec ses partenaires congolais si une campagne de vaccination peut endiguer ce variant plus agressif. Sans un renforcement du suivi des contacts et sans un recours aux vaccins, l’épidémie pourrait en effet s’étendre, met en garde l’Institut. ACP