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Compromis gouvernement-banc syndical des enseignants : Rentrée scolaire apaisée ce 2 septembre
Les violons se sont accordés entre le banc syndical de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté et le Gouvernement Rd-congolais. A la faveur des travaux de la commission paritaire organisés à Kinshasa, du 10 au 25 août dernier, les deux parties ont abouti à «un compromis républicain et pragmatique». Cet accord balise ainsi la voie à une rentrée scolaire 2024-2025 apaisée.
Le banc syndical du ministère de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté et le Gouvernement regarde désormais vers la même direction.
Les quinze jours des travaux en commission destinés à évaluer le niveau d’exécution des engagements pris par le Gouvernement ont suffi pour aider les deux parties à harmoniser leurs vues,
«Nous avons écouté avec attention vos préoccupations et vos attentes. Et nous repartons avec une détermination renforcée pour améliorer les conditions de travail et de vie de nos enseignants, comme l’a rappelé le Président de la République dans son discours sur l’importance de l’éducation pour l’avenir de notre pays», a indiqué le ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté, Mme Raïssa Malu.

Maintenir un dialogue permanent
Le credo pour son ministère est de maintenir un dialogue permanent avec le banc syndical pour le bien-être des enseignants et l’amélioration du système éducatif congolais. «Nous réaffirmons notre engagement à maintenir un dialogue régulier et constructif avec le banc syndical pour continuer à oeuvrer ensemble pour le bien-être de nos enseignants et l’amélioration de notre système éducatif».
Pour la ministre d’Etat, «le leadership et la vision du chef de l’Etat pour un système éducatif inclusif et performant «nous inspirent à persévérer dans notre mission».
«C’est grâce à sa volonté de promouvoir un dialogue constructif et constant avec tous les partenaires que nous avons pu organiser ces assises, qui sont cruciales pour l’avenir de notre éducation nationale», a martelé Raïssa Malu. Au regard du déroulement des travaux, la ministre d’Etat a reconnu que les discussions menées au sein des sous-commissions ont été «extrêmement productives». «Elles ont mis en lumière des pistes de solution qui, nous en sommes convaincus, permettront de bâtir un système éducatif plus fort, plus équitable et plus résilient».
Un accord «républicain et pragmatique»
Le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a exprimé sa fierté face à ces discussions «constructives» qui ont abouti à un «compromis républicain et pragmatique».
«J’ai été fier d’assister à des discussions constructives qui ont finalement abouti à un compromis républicain et pragmatique».
Pour Jean-Pierre Lihau, les uns et les autres ont privilégié l’intérêt général en lieu et place des intérêts corporatistes. «Nous avons placé devant toute autre chose, l’intérêt supérieur de nos enfants. L’éducation des enfants de la République est un des axes stratégiques, l’une des priorités des priorités du président de la République».
Le ministre de la Fonction publique a fait savoir que la première ministre «se bat tous les jours pour essayer de matérialiser cette vision. Pour que nous ayons une politique éducative qui soit à la hauteur de la grandeur de notre pays, à la hauteur des enjeux et défis placés devant nous. Il faut que nous puissions avoir des enseignants qui soient placés dans les conditions psychologiques optimales, des enseignants de qualité qui soient au rendez-vous de l’efficacité et des résultats». Il a révélé que «le gouvernement se démène tous les jours et donnera toute sa part dans ce combat de conquête des droits nouveaux que nous allons, bien sûr concilier avec des devoirs. Agir pour l’éducation de nos enfants n’est pas une option, c’est un impératif».
L’intersyndical s’en remet au président de la république
Le porte-parole de l’Intersyndicale de l’EDU-NC, Godefroy Matondo a souligné que les enseignants ne sont pas totalement satisfaits par rapport à leurs revendications. Ils s’en remettent «à la bonne foi du président de la République et du gouvernement Suminwa». L’intersyndical pense que le non satisfecit total des leurs revendications «sera prise, comme fait déclencheur de la mise à jour des préoccupations des enseignants».
«Qu’à cela ne tienne, l’intersyndicale promet de rester toujours disponible pour être associée à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’éventuelles politiques et stratégies nationales d’amélioration des conditions socio-professionnelles des enseignants».
La gratuité de l’enseignement reste d’application
Cette avancée entre le Gouvernement et le banc syndical de l’éducation nationale balise le chemin d’une rentrée scolaire 2024-2025 apaisée. Le Gouvernement rassure que la gratuité de l’enseignement primaire public est la gratuité de l’enseignement primaire reste et restera d’application en République démocratique du Congo, étant donné que c’est une exigence constitutionnelle.
La cérémonie de clôture a connu la présence des ministres du Budget Aimé Boji Sangara et des Finances Doudou Fwamba ainsi que des vices-ministres de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Jean-Pierre Kezamudru et Bokumwana Maposo et du Budget Élysé.
Dina BUHAKE Tshionza