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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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*Les ex-Kulunas passent de la délinquance aux chantiers de l’avenir
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Butembo : au CTE de Kitatumba, les soignants en première ligne face à Ebola
Au Centre de traitement Ebola de Kitatumba, à Butembo, le personnel soignant est en première ligne dans la prise en charge des patients confirmés.
Face à l'augmentation des admissions, les équipes doivent s'adapter continuellement pour assurer les soins tout en respectant les mesures de protection contre le virus, explique le médecin directeur du centre, le docteur Kakule KihasakI Samson.
La prise en charge devient particulièrement difficile lorsque les patients arrivent dans un état de santé fortement détérioré.
Le médecin directeur souligne également les risques liés aux décès qui surviennent en dehors des structures spécialisées, notamment pour les proches des victimes, les personnels de santé et les autres personnes exposées.
Dans les salles de soins, les équipes prennent en charge des malades présentant parfois des formes sévères de la maladie.
L'arrivée simultanée de plusieurs patients nécessite une mobilisation accrue du personnel, comme l'explique le docteur Kalume Kimima James, médecin traitant au CTE de Kitatumba.
Malgré ces conditions difficiles, les soignants poursuivent leur travail quotidien auprès des patients. Leur prise en charge exige notamment le respect strict des mesures de protection afin de limiter les risques d'exposition au virus et de préserver la sécurité du personnel.
Pour les acteurs sanitaires, la rapidité de la prise en charge demeure déterminante dans la lutte contre Ebola.
Une survivante de la maladie encourage ainsi la population à consulter rapidement dès l'apparition des premiers malaises ou symptômes, afin d'éviter les complications et les retards de traitement.
Au Nord-Kivu, 16 zones de santé sur les 34 que compte la province sont désormais affectées par l'épidémie.
Au 22 septembre 2026, la province comptait 1 402 cas confirmés et 850 décès, soit une létalité d'environ 60,6 %.
Alors que l'Ituri demeure le principal foyer de l'épidémie, les acteurs sanitaires appellent à renforcer la détection précoce et la prise en charge des patients au plus près des communautés.
L'objectif est notamment de réduire les retards de consultation et d'éviter les décès qui surviennent en dehors des structures spécialisées.
Pascal NDUYIRI